the beginning

mai 10, 2008 by David Kersan

lp

la lumière d’ethan & joël cohen

mai 9, 2008 by David Kersan

No Country for old men projeté sur un mur du loft. Les frères Cohen livrent un fantôme sans prise, dissout dans le règne éternel de l’Ouest et de la droite lumière Mc Carthyenne.
L’Ouest où vient mourir la modernité, agenouillée sous les heavy hits du verbe américain, le vrai, celui qui résiste à toute forme d’artifice. Chaque plan ouvre, écarte, éclaire, singularise, tel Fargo sous le halo d’un innocent broyeur philosophique. Fargo, ah Fargo…

Lionel Pezzano arrive demain à Paris et vit déjà ses dernières heures françaises.
Cette page va entrer en silence quelques jours, quelques semaines. Je n’ai aucune idée de ce qui va se produire, ni au fond, de ce qui s’est déjà passé. Je sais juste que je suis en train de vivre ma vie. Ces événements sont bien réels.

Comme l’inconnu qui vibre encore dans mon clavier. 

dk

cosmos incorporated, 2008 - random house, usa

mai 6, 2008 by David Kersan

Le Teaser de la sortie de Cosmos Inc. aux USA en ligne ici.

five days over america

mai 6, 2008 by David Kersan

believe the stratosphere

mai 2, 2008 by David Kersan

“OFF/ON :

À cet instant où le monde naît, il est divisé en deux.

D’une part, la lumière : rouge. Rouge comme le faisceau monochromatique, fréquence cadencée à 15 milliards d’impulsions par seconde, plus communément appelé laser – soit Light Amplification by Stimulated Emission of Radiation – qui vrille l’espace d’un point de braise, unique, mais énorme, colossal, titanesque, si vaste que sa taille exacte est indicible, puisqu’il est tout l’espace.

C’est le bruit de fond à 3 degrés Kelvin qui tapisse l’univers, c’est la lumière primordiale, celle qui précède à toute création.”

Maurice Georges Dantec in Cosmos Incorporated - 2005 Albin Michel

Musique : Dayvan Cowboy, du groupe Boards of Canada.

Le 16 août 1960, le pilote Joseph Kittinger saute d’une altitude de 31 300 mètres, effectuant une chute libre de 4 minutes et demie (il ouvrit son parachute à 5 500 mètres avec une pointe de vitesse de 988 km/h. Il battit ainsi simultanément 4 records : La plus haute ascension en ballon, le saut en parachute le plus haut, la plus longue chute libre et la plus grande vitesse atteinte par un être humain dans l’atmosphère.

un artiste est toujours un être porté disparu

avril 30, 2008 by David Kersan

absence

Un écrivain n’est saisissable qu’en film négatif.
Il est les mondes qui ont brûlé en lui. 

Un livre, corps de l’écrivain, flambe toujours à rebours. Comme l’écrivait Bukowski, le lecteur arrive souvent trop tard, l’oeuvre ne livrera que le ghost de l’homme derrière la page, c’est à dire l’homme d’avant la disparition, d’avant ses premières lignes. Le ghost est l’être enterré vivant à l’intérieur de la narration et schizophréniquement sa forme terminatrice.

L’histoire et l’oeuvre de Maurice G. Dantec témoigneront de la verticalité bouleversante de la créature que le XXème siècle lâcha dans la littérature. Penser pouvoir établir une carte de l’homme et de l’oeuvre ne pourrait livrer que quelques pistes mais jamais, dans son cas, celle qui serait en mesure de traverser le labyrinthe.

Aucun intelligible n’imprime l’origine d’une force.
L’intelligible est toujours l’accessoire.

one trillion stars

avril 29, 2008 by David Kersan

Lionel Pezzano

Lionel Pezzano - 2007

La sortie du dernier théâtre des opérations fut un étonnant exercice de contrôle. Albin Michel décida de ne pas envoyer le livre aux journalistes, de ne pas vendre d’extraits, polémique inutile, de telle sorte qu’il passe médiatiquement presque inaperçu. Mais du côté des guichets, le lecteur n’a pas attendu la critique de Jérôme Béglé pour s’offrir le volume rouge et blanc. Ce TdO dépasse en dix jours les ventes des deux opus précédents. Il me faut désormais trouver un musicien capable de traverser American Black Box de sa guitare éléctrique. Renverser la torche littéraire sur partition, lui opposer un riff vertical, une batterie épurée et une voix capable de porter la vague des poésies atlantiques qui hantent l’ultime journal de Maurice G. Dantec.  Emmanuel Hubaut, le guitariste de Dead Sexy Inc. me lâchait quelques noms de guitaristes mais personne ne semblait être fait pour ce projet.

Il flottait dans ma tête jusqu’à un soir d’avril 2007. Le genre de soirées où votre vie bascule à cause d’un événement à priori anodin, le genre de soirées où le micro et le macro se lie en silence, un soir où d’indicibles croisements aboutissent à ce qu’une musique d’un parfait inconnu se retrouve sur ma boîte email. Je me souviens du minutage de l’évènement. J’étais au téléphone avec quelqu’un, je reçois un premier email me recommandant d’écouter la pièce jointe. Cela fait maintenant bientôt 5 ans qu’on me recommande de lire ou d’écouter ce qu’il y a en pièce jointe, censé à chaque fois être l’oeuvre du millénaire.

Je reste en ligne tout en cliquant sur le fichier. Le son naît, péniblement, je sais que je n’écoute pas, j’entends à peine, la conversation continue, le mp3 disparait dans l’air de l’appartement.
Au bout d’une minute, un premier riff déchire littéralement mes enceintes et la conversation disparaît, à son tour, dans les profondeurs du téléphone. Le combiné renversé vers le bureau, j’écoute la montée bouleversante du riff, la jeunesse infernale les drums, la synthèse des influences. Je sais que je dois raccrocher.

Je demande à mon contact qui a joué et composé ce titre, il me donne un numéro que je compose immédiatement, il est tard me semble-t-il, je crois que je le sors du sommeil, il reconnait mon nom et ma voix qu’il a déjà entendu chez Durand ou sur des teasers en ligne, je me souviens très bien lorsqu’il me dit qu’il sait depuis longtemps que j’allais un jour le contacter pour travailler avec lui. Il a connu Dantec par Ring, l’a vu chez Ardisson, attrape une vérité de l’auteur des Racines du Mal. “J’ai senti rapidement que j’avais affaire à quelqu’un”. Il me raconte son parcours, sa ville, Strasbourg,  trace l’architecture suggérée de sa conscience politique. Tout va très vite, j’écoute religieusement celui qui a déchiré ma soirée en deux et lui demande de m’envoyer le titre en intégralité, d’autres musiques composées, jouées par lui. Je reçois l’email une demi-heure plus tard, je coupe le portable et monte le son. Une demi heure après, l’email est sur la boîte de Maurice Dantec.

Il m’appelle une heure plus tard, ce sont ses mots : ’Cela fait trente ans que j’attends ça.  Ce garçon est Link de Nova en personne, c’est à dire un authentique génie du rock’n'roll.”

Il cherche un chanteur depuis plusieurs mois sans succès. J’ai fait un peu de scène à 20 ans, ma voix avaient été remarquée par une petite production Grenobloise qui était venu me voir après un concert, mais j’ai vite reciblé mon attention sur mon droit. J’ignorais ainsi, en mai 2007, ce qu’était devenu mes cordes vocales.

Maurice Dantec me propose d’écrire lui-même les lyrics et que je devienne le chanteur du groupe. Il est visiblement certain de ce qu’il avance. Des micros et du matériel s’agglomèrent dans mon appartement, moins de vingt-quatre heures après, je chante une nuit durant le premier titre qui figurera sur l’album. Le titre One Trillion Stars a été écrit en deux heures par Maurice au lendemain de l’arrivée de la musique. Je lui glisse par email la bande son de ma voix, tôt le matin. Je le sens aussi surpris que moi et il me demande un second titre ; il veut savoir si je peux refaire ça une nouvelle fois. Neon Fire sera ce second titre et celui qui enclenchera véritablement le process du groupe. Moins de quarante-huit heures après, je réalisais que j’étais revenu sur Paris pour lui. Sans ce retour sur la capitale, jamais je n’aurais échangé d’emails avec celui qui m’a fait connaître Lionel Pezzano. Ce contact s’appelle David C., précieux membre de la communauté des lecteurs de Maurice Dantec et passionné de rock’n'roll. Le projet de mettre en musique American Black Box est ainsi repoussé vers un futur indéfini. Suivront des jours-nuits d’écriture et de composition des 20 titres du premier album. Des nuits blanches et des centaines d’heures de travail. Nous serons réunis tous les trois pour la première fois lors d’une soirée que j’organisais dans une villa du sud de la France. Avec mes proches, nous sommes une vingtaine autour de l’eau. Il fait nuit, l’air est chaud quand les enceintes extérieures ouvrent leurs watts sur les premiers sons du groupe. Nous entendons le ghost d’un nouveau monde, la ligne est tracée, la phase 2 doit définir l’endroit, l’espace et le continent pour faire grandir la créature. 

Ce rendez-vous a lieu aujourd’hui, à Montréal. Le compte à rebours va commencer le 10 mai, jour d’arrivée de Lionel Pezzano en Amérique du Nord. Le vol sera sublime pour lui aussi, la nuit et le jour mélangés.

Nos exils réuniront nos vies, nos ghost, nos mondes et paradoxes. Nos exils comme autant de dancefloors, de fauves lâchés dans la ville.

David Kersan

flying kicks turning upside down

avril 22, 2008 by David Kersan

Journée traversée par des êtres chers et deux heures de kickboxing avec Charles et Maurice Dantec ; journée collée au sable de tous les sacs de frappes américains. Température Cubaine, un rayon d’une joie inconnue glisse sur ma peau comme Lionel Pezzano imprimera l’inconnu sur le rock du XXIème siècle. Rare harmonie des éléments, des êtres et des rings. J’ai quitté une liberté parisienne qui était l’alibi du néant pour le quartier des hautes symphonies, QHS du rock’n'roll et des courses éternelles, dancefloor d’une réalité qui n’était pas encore imaginable il y a encore six mois.

Comment ai-je pu à ce point retarder mon arrivée en Amérique ? J’ai encore des raisons de revenir en France, des belles et des terribles. Comment ai-je pu noyer les voluptés dans le coma français tant d’années  ?

Dans quelques semaines, je ne vivrais plus que pour le son. Aircrash cult est né sur le berceau de la créature. Aircrash cult est né pour vous faire assister en direct à la naissance de la véritable créature, jonction et reboot de nos festins nus.

Nude, like all the creatures.

fedor emelianenko et maurice g. dantec

avril 21, 2008 by David Kersan

Dantec et Fedor

photo : David Kersan

Maurice G. Dantec et son ami Fedor Emelianenko, numéro un mondial heavyweight du MMA (mixed martial arts), champion poids lourd invaincu du Pride, considéré comme l’homme le plus fort du monde.

voyage en ted bundy

avril 20, 2008 by David Kersan
“Il était beau et charmeur et les femmes le trouvaient irrésistible.
Il a massacré 28 d’entre elles.”

Ted Bundy Salut les Terriens !

Je viens de relire l’excellent Un tueur si proche d’Ann Rule, amie intime de Bundy, passée à côté du vrai Ted pendant 18 ans.  L’écrivain qu’elle est devenue creuse la dramaturgie d’une des plus fascinantes dérives criminelles, celle du tueur de série. Ted surintégré, désintégré, évadé deux fois sous les yeux de la police, fait face à plusieurs chasses à l’homme, vole pour se nourrir, flirte avec son abime, s’en amuse, loue une chambre, se fait passer pour un jeune étudiant et continue de frapper dans un Grand Huit Psychiatrique défiant toutes les lois de la gravité judiciaire. Qu’y a-t-il d’intelligible dans l’acte d’un homme traversant jusqu’au bout la membrane ? Ted est bien réel, ses actes sont ceux d’un homme. Il rajouterait peut-être ”ceux d’un homme libre”. Ted était un Homo Sapiens Sapiens.

Pourquoi n’êtes vous pas devenu Ted Bundy ?

open space

avril 18, 2008 by David Kersan

Lionel Pezzano arrive dans quelques jours. Les guitares, les amplis, les basses, les sitars, les tours, tout ce cuir respire actuellement au centre du loft. ils semblent attendre Link de Nova comme on désirerait le Brésil après plusieurs mois d”Alaska.

Tout ce cuir, cet acier, ces cordes, cette joie, ce passé, ce futur ont traversé l’Atlantique à quelques centimètres de la gosse du Milwaukee. Cette interface va devenir le plus puissant gunshot que j’aurais porté dans ma vie.

Ce genre d’arme ne tue pas. Elle ouvre, détache, sépare, agglomère.

Elle est l’open space.

21 grammes

avril 17, 2008 by David Kersan

L’été vient de sortir de terre avec ses milliers de jupes et lunettes de soleil. Température & ambiance d’après la plage / été canadien, seul architecte de couleurs jamais vues en Europe. Je marche sur le sable américain, une vingtaine d’Harley liées à la mienne au bord de la route. Rendez vous dans un café à la terrasse en fusion, quatre cent mètres carrés d’une foule en joie pure, comme clouée au soleil par le meilleur martini du globe.

Charles semble être pris par la chimie qui m’emporte, celle qui est en train de m’envahir et de tout détacher, de tout mettre au monde.

Un truc physique se passe,  et qui ne m’est jamais arrivé en France. Un truc incompréhensible pour tout parisien ou parisienne dôté d’un appareil sensoriel fonctionnant même à minima, disons de type homo sapiens sapiens.

Je ne sens plus le poids des âmes.

Combien pèse votre âme ?

antoine chainas plagie-t-il maurice dantec ?

avril 16, 2008 by David Kersan

 

versus

Je viens de commencer la lecture de Versus, nouveau polar d’Antoine Chainas publié aux éditions Gallimard. A la page 40, je referme le livre.  Nombreux m’avaient évoqué la ressemblance suspecte avec Maurice G. Dantec sur la forme, l’esthétique, l’organisation et la présentation du chapitrage, le style et parfois ses thèmes baroques.  Donc oui, ces 40 pages sont on ne peut plus énigmatiques et il faut le dire, assez comiques pour quelqu’un qui décide de se servir joyeusement dans la création d’un auteur en espérant passer inaperçu. La forme étant aussi structurante et virale que le fond. Je vous en dirais plus sur ce fond bientôt. Sur la forme, mon jugement pour l’instant est sans appel. Je vous laisse vous faire le votre car je sais que nous en reparlerons.

ultimate hoaxing championship

avril 16, 2008 by David Kersan

Le complot est parfois plus que séduisant.  Plus jeune, j’ai été fasciné par certains d’entre eux comme sur les doutes émis ici et là au sujet d’Apollo 8, du jeu de piste entourant l’origine de la rédaction des Protocoles, du jeu de piste menant tout droit à la boîte cranienne de JFK, à la vie de Staline, piste sanguinaire dévorée toute entière par le complot. Mais il arrive que le complot ou l’idée de sa présence devienne parfois l’alliée diabolique de la pensée sceptique, contestataire-par-automastisme ou tout simplement idéologique. Si vous surfez sur des supports médias type dailymotion ou youtube, en tapant 11 septembre 2001 vous pourrez constater la force d’inertie des théories pro-complot. En taux de clics, la majorité des visites sur cet évènement viennent des vidéos pro-complot défendant l’idée que les tours ont été dynamitées de l’intérieur par le gouvernement américain (ou officines industrielles du marché des armes) visant à justifier la guerre en Irak, tout cela évidemment pour préserver la main mise familliale du clan Bush sur le pétrole du Golfe et sous un axe plus séduisant encore, celui d’assurer le continuum de la main mise impérialiste/économique des Etats-Unis sur le monde.

Reprenez votre respiration.

Certaines sont sur les rails d’une ligne pro-Meyssan (aucun avion n’aurait frappé le Pentagone malgré les témoins occulaires et les résultats de l’enquête publique), d’autres favorisent l’idée devenue par l’enchantement du hoax, véritable information, véritable dépêche, que des mouvements de fonds financiers ont été réalisés dans les heures précédants les attentats du WTC. Précisons rapidement qu’il n’y a eu strictement aucun flux financier suspect avant le onze septembre, sauf de la part d’islamistes proches d’Al-Qaeda qui EUX, évidemment, savaient quelque chose et obéissaient à des ordres. Cet exemple parmi mille autres participe d’une passion(aria) pour la rumeur et de la haine des thèses officielles. Faîtes à l’origine pour dénoncer les hoax, les vrais, la contestation de l’officiel s’est globalisée à tout type d’évènement jusqu’aux faits divers sordides, terrain fertile aux hoax véhiculés sur le net. Une rumeur de hoax s’amuse aujourd’hui à reconstruire l’histoire du drame animal orchestré par le sadique Guillermo Habacuc Vargas, histoire devenue nettement moins séduisante qu’à ses débuts car désormais célèbre et propriété de la foule, donc insupportable et forcément altérée ou montée de toute pièce pour l’addict infernal du complot. Je me contenterai de dates de déclarations officielles pour dire que le hoax est devenu ici, par réversibilité, l’alibi d’un Guillermo Habacuc Vargas acculé.

Saviez vous que Michaël Moore a placé une partie des recettes de son film “The Big One” (film dénoncant l’actionnariat capitaliste) en bourse ? Et qu’une des entreprises qu’il montrait du doigt dans le film a publié son nom figurant dans ses petits actionnaires ? Saviez vous qu’il a fait de même avec les recettes de Fahrenheit 9/11 mais cette fois-ci avec des sommes considérables ? Poursuivi en justice par des dizaines d’employés l’accusant de salaires impayés, par un GI qui l’accuse d’avoir détourné son témoignage dans fahrenheit /11, lui, le réalisateur du complot, parle désormais de complot contre lui et ses idées. Je vous recommande l’excellente enquête de Guy Millière sur Moore publiée il y a peu aux éditions du rocher.

Pour clôre le sujet Guillermo Habacuc Vargas, je vous laisserai conclure votre opinion  sur ces déclarations :

* 4 septembre 2007, Guillermo Habacuc Vargas :

“Le chien est mort de faim dans la gallerie, je le redis une nouvelle fois.  Cette oeuvre était un hommage à Natividad Canda, une nicaraguéenne tuée par 2 rotweillers. J’ai d’ailleurs appelé le chien Natividad. Des internautes me disent souffrir des images, je préfère avoir vu souffrir un chien”.

14 septembre 2007, lancement d’une pétition internationale dénoncant Guillermo Habacuc Vargas.

* 20 novembre 2007, Guilldermo Habacuc Vargas :

“Je présente mes excuses publiques, je ne ne reproduirais plus jamais un tel acte et ne parlerai plus de la mort de ce chien sous le terme d’art”.

* janvier 2008, Guillermo Habacuc Vargas dit recevoir de multiples menaces de mort. Explosion des relais vers une des pétitions qui atteint plus de 2 millions de signataires.

* Février 2008, Guillermo Habacuc Vargas change étrangement de communication :

“Je ne sais plus ce qu’est devenu le chien sachant que j’ai entrepris toute cette «démarche artistique » dans le seul but de montrer les conditions de vie des chiens errants.”

* Avril 2008, le directeur de la gallerie, menacée aussi par la pétition et plusieurs associations :

“Je pense que le chien était nourri et hydraté régulièrement et relâché tous les soirs après l’exposition, je ne sais pas ce qu’il est devenu”.

Devant l’ampleur du désastre médiatique et huit mois après les faits, le hoax devient le dernier alibi pour Guillermo Vargas et son galleriste, tous deux menacés individuellement et économiquement. Cette fausse rumeur de hoax aura au moins ravi quelques heures tous les sceptiques à la petite semaine et les amateurs de Lose Change, documentaire pro-complot du 11/09, cent fois pillonné par les plus éminents spécialistes américains et européens mais connaissant toujours le même succès sur le net.

Malgré l’amour qu’ils portent au complot, il doivent admettre que ce chien est bel et bien mort affamé dans cette galerie remplie de petits fours et de pouffiasses amatrices d’art moderne, comme nous devons tous admettre que Marion Cotillard - notre hoax addicted - a bel et bien été oscarisée malgré son interprétation catastrophique d’Edith Piaf.

Ce sujet est désormais clos.

american angel

avril 12, 2008 by David Kersan

Libérée du Cargo. Nous sommes restés comme accrochés aux atomes d’oxygène qui entourait ma déesse du milwaukee. Les Harley Davidson sont les enfants rebelles d’Hiroshima et de Nagazaki, seconde tentative de contact, de dialogue, nouvelle déclaration de l’acier, du génie américain à la grâce du Cosmos tout entier. 

Bitume américain, maximum oxygène ; je suis un amoureux des routes du nouveau monde, faîtes pour la gosse de Milwaukee, droites comme une nuque avec laquelle vos lèvres engageraient un dialogue silencieux. Je pense de plus en plus qu’on devrait interdire les Harley en Europe. Oui, l’Europe est définitivement le Guillermo Vargas Habacuc des Harley Davidson.

Charles-Antoine est en phase deux de son processus d’immigration, J-7 avant l’arrivée de Lionel, le loft semble flotter juste au-dessus de nos vies. Je retrouve les sensations singulières de l’enfance.

Ici, tous les rêves sont permis.

And here it comes
Here it comes instantly
Here it comes as if the world
Had completely disappeared
This is the kind of beauty
U will find only North by Northwest
Timeless dawn, infinity
Bound to North by Northwest

Kersan
copyright david kersan -