american angel

By David Kersan

Libérée du Cargo. Nous sommes restés comme accrochés aux atomes d’oxygène qui entourait ma déesse du milwaukee. Les Harley Davidson sont les enfants rebelles d’Hiroshima et de Nagazaki, seconde tentative de contact, de dialogue, nouvelle déclaration de l’acier, du génie américain à la grâce du Cosmos tout entier. 

Bitume américain, maximum oxygène ; je suis un amoureux des routes du nouveau monde, faîtes pour la gosse de Milwaukee, droites comme une nuque avec laquelle vos lèvres engageraient un dialogue silencieux. Je pense de plus en plus qu’on devrait interdire les Harley en Europe. Oui, l’Europe est définitivement le Guillermo Vargas Habacuc des Harley Davidson.

Charles-Antoine est en phase deux de son processus d’immigration, J-7 avant l’arrivée de Lionel, le loft semble flotter juste au-dessus de nos vies. Je retrouve les sensations singulières de l’enfance.

Ici, tous les rêves sont permis.

And here it comes
Here it comes instantly
Here it comes as if the world
Had completely disappeared
This is the kind of beauty
U will find only North by Northwest
Timeless dawn, infinity
Bound to North by Northwest

Kersan
copyright david kersan -

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2 Réponses vers «american angel»

  1. Jean-Baptiste Serrand dit :

    Depuis l’archicloaque du wagon sanitaire, commenter de telles lignes venues tout droit de l’horizon américain, courbes exquises déployées sous un ciel reliant les étoiles essentielles, trajectoire parabolique ouvrant la chair sur une paix jusqu’alors inconnue. Oser commenter la liberté, sur une feuille vibrante d’électricité, depuis les cryptes solitaires de nos jours à jamais comptés. Un rêve impossible ? Un rêve contaminant, une possibilité d’évasion que tu nous diffuse dans le cerveau par touches légères et pures comme l’éden qu’une mère dépose sur le cœur d’un enfant. Frères impossibles au travers les plaines océaniques de sublimes nébuleuses, derrière les jardins antiques de races futures disparues, la beauté nous voile l’exode radieux que nos esprits entreprennent déjà, vers l’ailleurs, dans l’espace où les forces invisibles tendent nos vies à l’infinie, vers la présence autre, vers la lumière qui brillent dans les yeux du nouveau-né divin. Les frissons substantiels que retenait l’objet de nos organismes entravés remontent jusqu’à l’interface de la conscience et se libèrent en picotements polaires. La sensation est douce comme une Amérique liquide parcourant nos artères.

    Nous sommes décapsulés.

    Définitivement.

  2. Daphnée dit :

    Une Amérique liquide parcourant nos artères, joliment dit Jean-Baptiste ! Je veux moi aussi partir de France, comme la plupart de mes amis l’ont fait depuis quelques années. Lire ce blog est très agréable même si je regrette qu’il ne soit pas dazvantage mis à jour. Ton écriture est une vraie douceur David Kersan.

    Daphnée

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