open space

By David Kersan

Lionel Pezzano arrive dans quelques jours. Les guitares, les amplis, les basses, les sitars, les tours, tout ce cuir respire actuellement au centre du loft. ils semblent attendre Link de Nova comme on désirerait le Brésil après plusieurs mois d”Alaska.

Tout ce cuir, cet acier, ces cordes, cette joie, ce passé, ce futur ont traversé l’Atlantique à quelques centimètres de la gosse du Milwaukee. Cette interface va devenir le plus puissant gunshot que j’aurais porté dans ma vie.

Ce genre d’arme ne tue pas. Elle ouvre, détache, sépare, agglomère.

Elle est l’open space.

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Une réponse vers «open space»

  1. giovannelli dit :

    Euufff!!! Merci pour cette video hors-d’age, comme un Vosne-romanay un soir a Tchernobyl, mes sirenes intérieures se sont tues pour écouter…le silence.

    Enfant, cette musique m’effrayait, lourde d’une menace indescriptible (et donc d’autant plus effrayante). J’ai compris un jour de 1986 de quoi il en retournait, en me tournant vers l’Est. Prémonition? Divination?

    Je sais que ce titre de la Centrale evoque la “magie” de la radioactivité, mais je n’ai jamais pu dissocier ce chant des machines a l’agonie qui en suivit. J’ai longtemps vécu dans l’angoisse de Tchernobyl, et des cauchemars saisissants, traumatisants m’ont accompagné bien des années.

    Aujourd’hui, la réédition CD de l’album est dument rangé a côté de ses frères, je n’ai plus peur
    (pourquoi je raconte tout ca..)

    Radio-activity
    Tuning to the melody

    C’est peut-etre aussi ça que je dois a Dantec (une des nombreuses révolutions intérieures que je lui doit): m’avoir réconcilié avec le feu thermonucléaire.

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