
Un écrivain n’est saisissable qu’en film négatif.
Il est les mondes qui ont brûlé en lui.
Un livre, corps de l’écrivain, flambe toujours à rebours. Comme l’écrivait Bukowski, le lecteur arrive souvent trop tard, l’oeuvre ne livrera que le ghost de l’homme derrière la page, c’est à dire l’homme d’avant la disparition, d’avant ses premières lignes. Le ghost est l’être enterré vivant à l’intérieur de la narration et schizophréniquement sa forme terminatrice.
L’histoire et l’oeuvre de Maurice G. Dantec témoigneront de la verticalité bouleversante de la créature que le XXème siècle lâcha dans la littérature. Penser pouvoir établir une carte de l’homme et de l’oeuvre ne pourrait livrer que quelques pistes mais jamais, dans son cas, celle qui serait en mesure de traverser le labyrinthe.
Aucun intelligible n’imprime l’origine d’une force.
L’intelligible est toujours l’accessoire.
Mots-clefs : Maurice Dantec
avril 30, 2008 à 9:19
La photo, david, est magnifique.
Bon vent, là-bas.
ALG
mai 1, 2008 à 12:43
Oui, Arnaud, aimer l’absent sans retour, la disparue ; émotion sans tracabilité. Désert anonyme, désert de poètes.