No Country for old men projeté sur un mur du loft. Les frères Cohen livrent un fantôme sans prise, dissout dans le règne éternel de l’Ouest et de la droite lumière Mc Carthyenne.
L’Ouest où vient mourir la modernité, agenouillée sous les heavy hits du verbe américain, le vrai, celui qui résiste à toute forme d’artifice. Chaque plan ouvre, écarte, éclaire, singularise, tel Fargo sous le halo d’un innocent broyeur philosophique. Fargo, ah Fargo…
Lionel Pezzano arrive demain à Paris et vit déjà ses dernières heures françaises.
Cette page va entrer en silence quelques jours, quelques semaines. Je n’ai aucune idée de ce qui va se produire, ni au fond, de ce qui s’est déjà passé. Je sais juste que je suis en train de vivre ma vie. Ces événements sont bien réels.
Comme l’inconnu qui vibre encore dans mon clavier.
dk
mai 9, 2008 à 5:48
Cet oubli de l’écriture; l’autre à l’intérieur…
Ces petits flashs d’extrême lucidité, nous dévoilant une parcelle infime de la vérité. C’est sur le phonème de Soeur Marie Keyrouz d’un extraordinaire “Pietà, Signore”, que je vous adresse mes amitiés radiophoniques invisibles, là ou vous manifesterez les œuvres, les riffs saturés, d’une mélodie attendue impatiemment de mon ouie.
Salutations.
oc.
mai 9, 2008 à 6:54
… l’ouïe allant vers la rivière comme dans “O’Brother”…
let’s go down, let’s go down, come on down,
Come on brothers let’s go down,
Down in the river to pray…
mai 11, 2008 à 8:22
“l’inconnu qui vibre ENCORE, ou déjà? “…..j’aurais pensé déjà……mais je ne suis pas là pour penser……
Anyway, nous attendons. Déjà!
mai 18, 2008 à 10:42
Lorsqu’il s’agit du silence des ondes impossibles du monde que l’ombre ne saurait contenir, lorsqu’il s’agit de ce temps autre, de ce temps d’ailleurs, de ce temps qui révèle sa distance dans le mouvement imperceptible des étendues parallèles qu’il parcourt en secret, nos cœurs ne peuvent que se soumettre avec respect aux doctrines auto-affligées de l’orgueil sublimé, à ces étant qui explosent dans la chambre clandestine où le néant bataille sans rémission avec l’actualisation des possibles que contient cette présence infiniment différentes de la créature en gestation dans les âmes hallucinées des cyborgs. L’unité indéfinie de ces autres « je » ; ceux là même que traversent singulièrement les agencements étranges et inattendus de l’univers dans un espace-temps qui ne leurs appartient pas, mais qu’ils traversent et contournent sans cesse, cette unité qui habite le tout où la croyance ne s’estime qu’en kilowatts. Le rire des fous libère le clinicien de son enveloppe chimique.
Mais quand le silence est celui de l’électricité qui parcourt furtivement les neurones de nos cordes vocales, rien ne peut rompre le mutisme des enfants de ce point de stabilité intellectuelle et émotionnelle où se jouent la vérité dernière de toutes nos abstractions lyriques, c’est à dire l’absurdité nécessaire à la dissolution des cortex dans les flots purifiés de ces larmes qui coulent le long de l’instrument, dans cet instant où les mélodies inconnues deviennent couleurs pour mieux renaître dans le cortex des hominidés homographiques qui ne savent penser qu’avec leurs yeux, la vibration tangible des guitares trucide la vision démystifié des fantômes éberlués marchant en rangs sur des couches de poudre métallique, le long des quais qui ouvrent la voie vers des continents encore inexplorés où règne encore la possibilité d’une odyssée. Ils ne les voient pas, mais la fréquence interdite leur demeure aveugle, car elle ne parle qu’à des regards de femmes encore inactuelles et sauvages, pour un temps seulement, leurs lignes se dessinent le long des phalanges possédées des homme-machines, admettons l’érotisation du code, pour cette nuit.
Le froid de nos épidermes tendus devant les enceintes effondrées du sound-système d’un road-trip apocalyptique n’est que la conséquence à peine perçue de nos plaintes de joie atomisée. L’industrie aura bercé nos cœurs durant l’hiver nucléaire. Nous nous réveillerons purifiés, dans un bain d’azote liquide.