Babylon A.D. VS Babylon Babies : vos réactions

By David Kersan

Le film adaptation de l’oeuvre de Maurice G. Dantec, numéro 1 au box office, est l’actualité de la semaine. A celles et ceux qui ont lu le livre et vu le film, l’adaptation de Mathieu Kassovitz vous paraît-elle à la hauteur du roman de Maurice G. Dantec ?

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76 réponses vers «Babylon A.D. VS Babylon Babies : vos réactions»

  1. Babylon AD VS Babylon Babies : vos réactions | autocarsinsurance dit :

    [...] Original post by David Kersan [...]

  2. Jean-Baptiste dit :

    A l’origine il y avait un roman, à l’origine il y avait le Verbe flamboyant de Maurice Georges Dantec, il y avait l’épopée post-moderne de Hugo Cornelius Toorop, qui s’achevait sur une vision, la promesse d’un avenir possible pour l’homme, pour ses arts et pour ses devenirs, pour l’espèce. Il y avait un renouveau possible de l’Odyssée d’Homère, l’aventure dans sa distinction la plus noble reprogrammée dans la destruction de notre époque. A présent il y a un film, la débâcle d’un charcutage annoncé, ou, comment les studios de production savent s’y prendre lorsqu’il s’agit de faire tenir 700 pages de roman épique en 90 minutes d’action sans support narratif digne de ce nom.

    Alors certes il y avait une promesse, mais le cinéma, cet art du futur, cet art déjà mort, nous montre à présent que bien des choses ont changé depuis Babylon Babies, nos avenirs agonisent, nos arts pourrissent dans le ventre mortifère du simulacre industriel, la dernière odyssée possible, c’est l’histoire de la fin de l’homme, la fin d’une espèce pleine d’espérance au cœur de sa souffrance indicible, et le renouveau prévu sera le monde de la chute, les anges sombrant sur un monde en flamme, des décors hollywoodiens ravagés par les cris, le sang et l’acier. Aucun Toorop à l’horizon de nos décrépitudes, pas même le vœu d’une dernière séance de cinéma capable de faire décoller un homme exigent, avant le grand retour de la Bête et la guerre civile intégrale que Kassovitz peine à rendre crédible dans la première demi-heure de son film, gâché par les ambitions toujours plus pleutres des financiers, comme il semble lui-même le reconnaitre.

    A présent nous ne gâchons plus du potentiel, nous avons fait du potentiel une forme de gâchis planifié pour l’ordure des masses, nous noyons nos sublimes aventures dans la soupe populaire du grand oubli, oui David, tu as raison, tu as toujours eu raison, dansons vite, une dernière fois, avant l’apocalypse, car ce sera ça l’ultime spectacle, après, après il ne resteras plus qu’un homme, un enfant de ce monde, un enfant qui nait aujourd’hui, pour lire l’abandon de nos derniers romans, dans les ruines de nos mégalopoles, car le cinéma n’est rien sans la puissance de l’atome.

  3. gersende dit :

    je ne serais pas aussi lyrique que toi jean-baptiste. Le problème fondamental du film c’est que Matthieu Kassovitz est un petit réalisateur et Maurice.G.Dantec un grand écrivain. Cela ne pouvait donc pas fonctionner .
    Là où dans le roman nous avons les visions schizophréniques de Marie qui changent le cours de la réalité, dans le film nous avons une héroïne agoraphobe qui arrête les missiles façon Néo.
    Là ou nous avions une interrogation sur les futurs possibles de l’humanité nous retrouvons avec un film de “super-héros”, par super -héros Kassovitz entend, les bébés.
    Là où nous avions une grande guerre asiatique conséquence de la balkanisation d’un monde à l’agonie, on se retrouve avec des yamakasis qui font des bonds.
    Là où nous avions un huit clos oppressant dans une planque à Montréal, nous avons une histoire de touche-pipi chaperonné par une nonne.
    Là où nous avions les cyber-héros de l’Ontario building nous avons un vieux beau cyborguisé.
    Là où nous avions du Sens nous avons du vide.
    Là où nous avions du Beau nous avons du laid.
    Là ou nous avions du Vrai nous avons du RIEN

  4. Erwin dit :

    Nous n’avons pas encore vu le film en Amérique du Nord, mais vos deux réactions présagent du pire… prévisible, en effet.
    Dantec est à fois trop Américain pour les (petits) lecteurs Européens, mais il est vraiment trop Européen pour un Producteur d’Hollywood.
    Il est clairement un exilé “transatlantique” comme il le dit lui-même, je doute qu’un jour un réalisateur, français, américain, ouzbek ou finlandais puisse faire tenir la “métalittérature” de l’auteur dans le format d’un film.

    Je reviendrais le 29 vous donner ma perception from north america.

  5. axelle dit :

    Il me semble que ce film d’action ne rend pas du tout compte de la problématique métaphysique du roman de Dantec,à savoir: l’humanité n’est qu’à ses débuts, l’homme doit encore évoluer et grandir d’une certaine façon depuis son apparition sur la terre. L’homme est à la mesure de l’univers qui lui est proposé et pour le moment sa terre d’origine lui sert de “chambre à coucher” ( cf. le roman de Dantec, Babylon Babies ) . En fait, dans ce monde qui est le nôtre et qui se désagrège ( guerre civile mondiale) tout reste à faire, l’homme est encore un enfant au berceau.”L’espace intersidéral, noir, infini, et insondable? leur cour de récréation” aux deux jumelles Zorn, fruit de cette évolution humaine extraordinaire mais dans le même temps évidente, logique, irrésistible.
    Tout sera mis en oeuvre pour les éliminer mais les humains serviront de tremplin à leur naissance, elles sont, ces deux jumelles”le début et la fin de l’humanité”.
    C’est ce que j’ai compris en lisant le roman de Dantec, si plein de références philosophiques et scientifiques, qu’à mon sens, je n’en suis que réellement qu’au début de ma lecture en refermant une première fois ce roman d’anticipation.
    Alors le film? mais où se situe la quête métaphysique du roman? Nulle part.
    Film d’action mais pas réflexion sur la fin de l’humanité et l’extraordinaire espérance de l’écrivain sur cette fin qui est un début.
    Qui se posera ce type de question, s’il voit le film et ne lit pas le livre? Tout le danger est là. Passer à côté d’une oeuvre littéraire majeure, d’une méditation sur l’avenir de l’humanité à cause d’un misérable petit film, médiocre et ce qui est bien plus grave, sans prétentions.Pourquoi ne pas prétendre justement? Il fallait oser mais sans doute le Cinéma ne cherche plus à oser, à sauter dans le gouffre mais simplement à détourner l’attention, à divertir, au lieu d’éclairer et d’illuminer.

  6. Crusade machine dit :

    l’évidence s’impose :
    1) Kassovitz n’a rien compris au roman. il lui faudrait passer au tome 2 de Oui-Oui chez Vincent Cassel.

    2) les petits prétentiards de la prod audiovisuelle – les Guignols de la Culture du studio canal-plus – ont commencé à mettre la pression. ça clashe.

    3) les Américains, en bonne cavalerie US, arrivent pour “sauver” le film, c’est à dire le formater encore plus, avec 90 minutes indépassables.

    4) le tournage se déroule dans une atmosphère de caveau funéraire.

    5) ajoutez à tout ça les grossières erreurs de casting : on ne prend pas un monstre international comme Depardieu pour lui faire jouer un second couteau. Lambert Wilson semble s’intéresser à l’intelligence artificielle comme je suis chaque jour l’activité du Paris Saint Germain. bref :

    résultat : la Sirène Rouge en pire, car Kassovitz, lui, au moins a eu les MOYENS objectifs (60 millions de dollars) de pouvoir faire cet “objet pop” dont parle Dantec dans une entrevue au Parisien. Mais quand les 4/5 partent en fumée pyrotechnique, il reste peu de place pour la schizo-analyse et les neurosciences.
    Cinéma français – prétentions à l’universel : 0 – 1

  7. THE TERRAFORMER dit :

    Ayant lu 3 fois le livre, je trouve que le film a tout de même quelque chose pour lui : Il donne envie de relire le livre.

    Je m’étais “laissé allé” il y a quelques jours à relire les premières pages, sublimes de sécheresse. Le retour a la réalité a été dur quand se sont offerts à moi les premières images du film. Là où le livre s’ouvrait sur un Toorop, le zen-assassin, seul au milieu des grandes étendues désertiques, chassant l’Autre pour mieux se repaitre de son butin, le Toorop de Kasso s’embrouille avec un pauvre type pour une histoire de flingue à 20 $ qui ne fonctionne pas.
    Et encore, le début reste encore ce qu’il y a de mieux dans ce film.

    Rappelez-vous que le livre s’ouvrait sur ce titre : Celui qui cherche et qui détruit.
    Dans le livre, il s’agit d’un personnage de fiction. Dans le film, c’est le metteur en scène lui-même qui se colle une rafale d’AK47 dans le pied.

  8. Ultraviolet dit :

    Il n’ y a pas de cinéma français.
    Pour avoir (“être”) un cinéma il faut être porteur d’un monde.
    Vous voyez Kassovitz ou Cédric Clapish, sans parler de Luc Besson, ou de Romain Goupil (!!!) porter un monde ?

    RIP.

    Continuez à lire ses livres, oubliez les poseurs d’Hollywood-sur-Marne.

  9. Maxime dit :

    //Il n’ y a pas de cinéma français.//

    Je n’irais pas aussi loin…disons qu’il n’y en a plus. Je n’ai pas envie de casser des briques sur le dos de Kassovitz, si il n’a pas fait la promo du film, il doit avoir ses raisons; attendons l’article de Ring.

    Tooroop, je l’ai trouvé dans The Dark Knight.

  10. limbourg dit :

    vous pensiez vraiment que kassovitz était Ridley Scott?
    un bon livre n’a jamais fait un bon film.
    le seul point positif c’est qu’on parle de Dantec,son nom est quand même cité au début du film.
    Ce qui n’ont pas lu le livre trouveront sûrement le film pas si mal…mais je me dis qu’à la lecture du livre,ils seront surpris du message,de la profondeur ,de l’histoire.

  11. olivier cappaert dit :

    Nous revenons de cet échec, en clan Franco/US, j’en suis encore dubitatif.
    Oui, c’est vrai, l’ouverture commence très mal, MK a certainement encore dû se croire dans son premier long métrage, avec un Vin Diesel arpentant les rues sur un rap lourdaud n’ayant rien à faire là, du coup, la bande son nous mettait en garde pour la suite.
    Je m’interroge après avoir lu tous les post, notamment celui de TERRAFORMER disant que le film nous amène à relire le livre, soit pour ceux qu’ils l’ont déjà lu, mais qu’en est-il des autres n’ayant pas encore ouvert un ouvrage de MGD, visualisant cette projection, avec les crédits mentionnant “d’après l’œuvre de Maurice G Dantec”.
    Auront-ils le désir de rester sur leur première impression d’avant cinéma et de lire la genèse papier extraordinaire, ou bien seront-ils déjà calmés par la pellicule et n’oseront même pas se donner la peine?

    En fait, je me suis demandé ceci en sortant du cinéma.
    Quelle répercussion aura le film sur le livre de Maurice G Dantec pour les novices de celui-ci, quel impact porteront les Depardieu, Lambert Wilson et autres sur la littérature de Babylon Babies?

    MK a respecté le Box Office US et l’on peut se dire que, de ce côté, le boulot a été fait, mais pour la répercussion sur la source de l’histoire, je reste mitigé quant à l’Europe, j’ai cependant une pleine confiance pour son parcours US.
    Désolé, je pense également au service après vente, non pas dans le sens “money maker”, quoi que, mais bien dans le respect des ouvrages de Maurice G Dantec et de sa philosophie.

    Par contre, je ne doute pas une seconde que MK s’est pris la tête pour la réalisation, même si c’est un film d’action vraiment très moyen, je laisse le lynchage pour les spécialistes du genre, chacun dans son rôle.

    Salutations à tous.

    Ps: Je me satisfais mille fois de dix Babylon AD à la volée, plutôt que de subir une crise de tétanie dans la rue en passant devant une bonne affiche bobo du style “la tourneuse de page” ou encore “tectonique des sentiments”.

  12. olivier cappaert dit :

    Ligne 7. Pour ceux qui l’ont déjà lu. Désolé:)

  13. Roger Rabbit dit :

    Ce film est CREUX comme un lapin vidé de ses tripe et cuisiné au bain-Aurora par Too-RAP, le bain-Marie c’est trop long.

    limbourg, vous dites qu’”un bon livre n’a jamais fait un bon film.” Permettez-moi de contrer votre affirmation. Il me vient en tête quelques on films : Blade Runner, Dune, 1984,…

  14. Roger Rabbit dit :

    J’ai de la poussière sous mon clavier, corrections: “tripes”, “bons films”.
    Ne vous penchez pas sur votre ordi en revenant de la séance.

  15. Utravviolet dit :

    Je m’excuse d’insister.

    Il s’agit de deux mondes, de deux planètes en divergence absolue.

    Aucun petit minet de la réalisation française ne sera jamais capable d’adapter un livre de Dantec, sinon pour le défigurer.

    Vous avez le nom d’un réalisateur made-in-France qui aurait les burnes et les neurones nécessaires pour une adaptation de LF Céline ?

    Ils cherchent juste à se faire du pognon et s’offrir une notoriété vite faite bien faite avec un auteur d’élite sur lequel ils crachent en petit jésuites gauchistes, voire la prestation du minable faux dur (regardez ma tectonique abdominale) nommé Vincent Cassel la catin.

    Méprisez les.

    Lisez.

  16. pH 0 dit :

    Posture: on va l’apprécier ce film. De bonnes intentions, un rythme pas si mauvais, quelques plans ambitieux, et ce n’est pas tous les jours qu’on adapte du MGD et qu’on en parle dans les “grands medias”.
    Regret: dur de l’aimer vraiment, ceci dès le moment où Vin Diesel ouvre – avec quelque difficulté d’articulation – la bouche (mais ça, c’est en VF. Quid de la VUS?), dès le moment – qui arrive très rapidement – où on comprend qu’il n’y aura pas de profondeur ni dans la narration ni dans la suggestion.
    Action: actionner le fil très fin et fragile entre ce bon Série B – il y a en quand-même qui aiment voir Vin Diesel et peuvent regretter de n’avoir qu’entrevue une baston avec Le Banner – et le roman. A savoir pour ceux qui ont le référentiel, relire la source, et pour les autres, leur faire découvrir (sans les mettre sur le même plan, Dune était-il compréhensible à ceux qui n’avait pas lu le bouquin ?).
    Elévation: pardonner aux “jésuites gauchistes” de se faire du gras – cela fait entre 200 et 300 ans qu’ils s’en donnent à coeur joie -. Et certains commencent apparemment à voir que leurs toutes dernières chimères finiront en apocalypse. Quant aux autres….

  17. Christine FD dit :

    Chronique d’une catastrophe annoncée :Comment a t on pu imaginer que M Kassovitz serait capable d’adapter Maurice g Dantec au cinéma ?Il n’est pas un cinéaste .A peine un petit “réal”comme on dit maintenant .UN cineaste a une vision ,un point de vue sur le monde .IL a aussi une Ecriture Cinématographique .IL suffit de voir UN PLAN de John Ford ,de Kubrick ,de Visconti ,de Fellini de Tarkovski pour Savoir qu’il s’agit d’eux .
    Dantec Ecrivain immense, a bessoin de rencontrer un Cinéaste .un Vrai a sa mesure .Mais ce pauvre Kassovitz !!!IL n’en a ni les moyens intellectuels ,ni le Talent .Ce serait presque comique si ce n’était un tel gachis .LE talent ,la Beauté fracassés .Sale histoire .Next.

  18. Utraviolet dit :

    Nous devons rester résolument optimistes car nous avons évité le pire.

    Babylon chez ma copine,

    Un film de Pierre Arditi -

    avec Marion Cotillard dans le rôle de Marie Zorn
    Sabine Azema dans celui des jumelles (smoking, no smoking)
    Roland Bacri dans le rôle du Dr Darquandier
    Sami Nacery dans le rôle de Gorsky
    Audrey Touintouin dans le rôle de la Grande Prêtresse
    et Vincent Cassel dans le rôle du poste de télévision de l’apt de Montréal.

    Sachez reconnaître votre chance, ingrats !

  19. Linux dit :

    Petit réalisateur, grand écrivain : film bancal. Trop grand pour Kasso, trop grand pour tout réalisateur français. Le film n’a tout simplement rien à voir avec le roman.

  20. Marie Callas dit :

    Un tas de ruines voici ce qui reste de Babylon Babies de MgDantec .un écrivain visionnaire,adapté par un personnage qui a la prétention de réaliser des films .L’escroquerie a commencé avec “la haine” petit film “manichéen “:les bons , les méchants .M Kassovitz pense en mode binaire .La pluie ca mouille ,la guerre c’est pas bien .Comment voulez vous que ce minus puisse représenter un roman qui traite de l’évolution du monde ,des sciences du cerveau ,de métaphysique …Adolescent son papa lui a offert une caméra et depuis il pense qu’il sait s’en servir .IL nivelle par le bas .C’est un fossoyeur .Comme baucoup de fils de..qui encombre le monde artistique .Le cinéma Francais est un bac a sable ou s’amusent en diletantes les fils de …EN Massacrant les créateurs.

  21. Utraviolet dit :

    Il faut bien comprendre une chose : la génération des réalisateurs genre Kassovitz, Mégaton, Kounen, et leur papa Besson est la première à avoir appris “directement” l’art du cinéma en cours de fac spécialisés puis sur le tas, dans la pub et le videoclip.
    Ils n’ont pas lu un seul livre important de toute leur vie. Quand ils tombent sur Dantec ils voient d’abord les “leurres” (thriller, sf, polar) que l’auteur a sciemment laissé sur le chemin. Comme dit le proverbe zen, quand le sage montre la lune, l’imbécile regarde le doigt.
    Fascinés par le gigantisme naturel et le souffle épique ils se croient dans une sorte de mad-max mâtiné de blueberry. Pour Kassovitz et sa production, il est évident que la schizo-analyse et l’homéostasie Joe/Jane- – jumelles Zorn étaient des détails à l’intérieur d’une aventure qu’on pouvait simplifier à l’extrême. Ils ont été “formés” comme ça. Kassovitz pourra passer sa vie à regarder Spielberg travailler (allusion à une récente interview) il sera incapable de donner un sens à la moindre valeur de plan.

    Je crois que Dantec dis quelque part que lorsqu’un pays n’a plus d’imaginaire c’est qu’il n’a plus de destin.
    En tout cas, il n’ a plus de cinéastes.

  22. Anne Claire dit :

    Je crois que Gersende a parfaitement résolu l’équation:

    “Le problème fondamental du film c’est que Matthieu Kassovitz est un petit réalisateur et Maurice.G.Dantec un grand écrivain. Cela ne pouvait donc pas fonctionner .”

    Rien a ajouter.

  23. Ultraviolet dit :

    Il faudra un jour se demander sérieusement, très sérieusement, pourquoi le cinéma français s’avère absolument incapable de la moindre projection dans l’avenir.

    pas même d’une demi-seconde.

    Il faudra se demander pourquoi le cinéma français est définitivement piégé entre le syndrome “cinéma d’auteur – je me prends pour Bresson” et la mauvaise copie du blockbuster américain “wow, merci monsieur Luc Besson”.

    Identité “nationale” à la fois constamment requise (exception culturelle, etc) et clonage artistique sans vergogne.
    schizophrénie au stade terminal.
    Nous prescrivons un séjour à la clinique du Dr Darquandier.

  24. Jean-Baptiste dit :

    En réaction à Ultraviolet.

    La raison pour laquelle le cinéma français est incapable de se projeter dans l’avenir me semble évidente.

    Imaginez un plan de New-York, an 2100, mégalopole urbaine futuriste, ultra-technique, surement, totalitaire parfois, systématiquement verticale.

    Imaginez à présent un plan de Paris, an 2100, qui soit un tant soit peu crédible… Un tas de ruine, guérilla urbaine, horizon bouché par les nappes de cendres atmosphériques que soulèvent régulièrement les attentats à la bombe au dessus du ciel de l’ex-capitale, la tour Eiffel effondrée sur elle même, comme un jeu de mikado géant pour monstre d’acier, Verdun au Champ de Mars, fête décadente continue de vieux lascars avenue des Champs Elysée, d’antiques catholiques retranchés dans Notre Dame, tentant de sauver quelques livres avant de succomber au prochain assaut des forces anti-impérialistes.

    La seule France du futur qu’il est possible de concevoir artistiquement est, au pire, concentrationnaire, au mieux post-apocalyptique.

    Commencez à stocker les munitions.

  25. axelle dit :

    Il faudra aussi se demander pourquoi en France nous n’avons plus d’écrivains, Ultraviolet. La massification spirituelle décrite par Dantec atteint toutes les structures, tous les niveaux.

    Dantec, dans American Black Box:

    “Vous savez, ai-je dit un jour à un reporter du Lunokhod Junction Herald, alors que mon cerveau en stase cryonique était connecté à une matrice de perception sensorielle, vous savez, je crois que j’aurai aimé, moi aussi, écrire des histoires charmantes qui se seraient déroulées à Pantin ou sur les bords de Marne, à Montmartre, à Ménilmontant, la Butte aux Cailles ou ailleurs, mais à Paname quoi, comme on disait à l’époque où je naquis.
    Qu’est-ce qui vous en a donc empêché ? me demanda l’androide professionnel.
    Le monde avait disparu lorsque je me suis mis à écrire, lui ai-je répondu.”

    Avec ce texte, un bon cinéaste pouvait faire un chef-d’oeuvre.

  26. Marie Callas dit :

    La parole est a l’auteur .Dans le “Théatre des opérations “laboratoire de catastrophe génerale,Dantec écrit :”avec Babylonbabies,j’ai essayé de mettre en scéne les formes les plus voyantes des nihilismes contemporains.Ces nihilismes représentent toute la graduation que la pensée humaine est en mesure de produire en ce début de XXI siécle :individualisme hyperconsumériste ,mass-médiatisation générale,désagrégations nationales,tribales ,et maffieuses,sectarisme néoreligieux,positivisme eugéniste ,traçage biotechenologique des individus ,anarchismecybernétique ,posthumanité cyborg,percée quasi accidentelle d’une science émergente (rencontre de Dantzig et de Darquandier)et production cataclysmique d’une nouvelle branche évolutionniste d’homo,avant que toute réelle ontologie ,toute véritable métaphysique anthropologique ait pu même former les rudiments d’un projet susceptibled’éduquer un tel être superieur ,qui ne le deviendra vraiment que si un tel projet voit le jour ,probléme que je souléve maintenant avec cette entrepise en quoi consiste Liber Mundi.”

  27. Ultraviolet dit :

    Toute la structure du livre part du principe que la fin est le commencement et que le début est “la chute”.
    Il ne fallait certes pas demander à Kassovitz de comprendre une telle évidence…. biblique.

    Quel est le postulant pour un massacre des Racines du Mal ?

  28. la crevette dit :

    Je viens de voir le film!!
    Aucun souffle épique dans ce qui aurait pu être au moins un bon film d’action. C’est très franchouillard, en fait, je ne sais pas comment décrire autrement ce film.
    Effectivement, le scénario est totalement inexistant et ce qui me gêne plus c’est qu’avec les scènes de guerre du début du bouquin de Dantec il y avait de quoi faire au moins un magnifique film d’action. ( exemple, les trois busards qui s’attaquent au pauvre soldat en train de mourir de la main de Toorop. La description ne nécessitait, il me semble, aucun ajustement de la part d’un réalisateur, suffisait de suivre le bouquin à la lettre: tout est très visuel chez Dantec. Pourquoi vouloir faire autrement?? )
    Quand on lit un roman de Dantec, les images défilent dans votre esprit sans souci. C’est un cinéma intérieur qui se déroule dans notre imaginaire.Bon sang de bois! Un metteur en scène a le boulot pré-maché avec Dantec. Pourquoi se torturer à faire autre chose s’il s’agit d’une adaptation? Il a même la musique!!!
    Quand à l’aspect métaphysique du film, on ne voit pas du tout comment les deux jumelles Zorn peuvent être l’avenir de l’humanité. Le film se termine par cette exclamation si médiocre, si ridicule de Toorop : “les enfants qui sauvent la planète? ( ou un truc dans ce gout là) Quelle Galère!!” tout ça avec cet accent banlieusard insupportable.
    Ce film est mauvais dans le jeu des acteurs ( même si Aurora est plutôt mignonne mais là il faudrait le point de vue de ces messieurs ) Toorop et son accent franchouille plouc ( dans le livre, il déclame des bribes de lectures et fait lire ses soldats : passionnant. Dans le film, il sait à peine lire, d’ailleurs il ne lit pas.En fait, dans le livre, c’est un soldat et un bon stratège qui est décrit pas un vulgaire bandit au grand coeur comme le montre le film), dans le scénario trop basique : même pas de retournement final comme le propose le livre avec la puissance des bébés qui explose toute une secte à la fin et qui détourne un satellite: il y avait suffisamment de quoi faire avec ce que proposait le roman mais là rien! Il ne se passe rien! les bébés naissent et bonsoir messieurs-dames!( Les bébés dans le livre sont l’avenir de la planète mais aussi la destruction possible de cette pré-humanité.) pas de visions d’Aurora, rien de ce qui se passe à Montréal, pas de compte rendu de la tournée d’Aurora, Toorop, Dowie et Rébecca – ces deux derniers n’existent pas dans le film- dans les parcs nationaux canadiens. Bref, une fin en queue de poisson et on ne sait toujours pas pourquoi Aurora est si importante pour la planète.
    C’est cela le problème du film : c’est que il n’y a pas de *finalité *dans la caboche du metteur en scène. Si au moins il avait une idée, même perso. pour le guider… Là, on a le sentiment qu’il veut, au fur et à mesure que le film se déroule, en finir au plus vite.Mettre dans la boite.C’est tout.

  29. Trashumain dit :

    Pardon, mais mon cher Jean-Baptiste, vous écrivez n’importe quoi. BB n’est pas le premier roman à donner lieu à une calamiteuse adaptation, mais si on devait annoncer la mort du septième art à chaque fois qu’on voit un mauvais film, il serait mort des milliers de fois. Kassovitz est un piètre cinéaste, mais cela nous le savions déjà, n’est-ce pas ? Votre diatribe sur les arts pourrissants et la gigue de l’apocalypse relève de la pathologie : le monde est ce qu’il est, vous pouvez le déplorer, mais cessez de prendre la pose, et ouvrez les yeux. Autour de vous, pas mal de ruines, de pourriture, peut-être, mais aussi de l’amour, de l’intelligence, de la beauté. Allons, allons, reprenez-vous. Et cette conclusion : “le cinéma n’est rien sans la puissance de l’atome”… Ceci, mon cher, ne veut strictement rien dire. Remarquez, vous êtes drôle, dans votre genre, mais je ne suis pas sûr que ce soit l’effet souhaité. Enfin, je vous aurai prévenu.

    Hélas, vous n’êtes pas le seul. Il faut croire que les lecteurs de David K sont tous frappés du syndrome du verbe creux. Selon Erwin, Dantec est “trop Américain pour les (petits) lecteurs Européens”. Pardon ? Quelle ânerie. Qui a lu Dantec ? Qui lui a permis d’être où il est aujourd’hui ? Ses “petits lecteurs” européens, et d’abord, français ! La tirade d’Erwin sur la “métalittérature” inadaptable de notre auteur, est à pleurer de rire. Vous n’imaginez pas quels sommets de ridicule vous atteignez. Vous bavassez, vous reprochez au cinéma français l’existence de Marion Cotillard (comme si le ciné US n’avait pas ses légions, innombrables, de stars ineptes, de tâcherons mous du noeud et de scénaristes aux neurones englués dans le gras de leurs hamburgers), mais vous me donnez à chaque ligne les preuves irréfutables que vous ne connaissez rien au cinéma, tous autant que vous êtes, comme d’ailleurs à la littérature. La palme revient à Ultraviolet, mononeurone analphabète au verbe stercoraire. Apprenez, idiots, que la cinéma français ne se limite pas à Kassovitz et à Klapisch (avec un “K”). Noé, Grandrieux, des Pallières, Dumont, ça ne vous dit rien ? Retournez dans votre bac à sable, mes petits, et idolâtrez Christopher Nolan. Vincent Cassel, une “catin” ? Bizarre, Cronenberg, le meilleur réalisateur vivant, l’a pourtant employé, et avec succès, dans Eastern Promises. Et Gaspar Noé, dans Irréversible ? Oh, vous aviez aviez oublié ? Mes pauvres insectes !

    Mon Dieu, tant de bêtise, tant d’inculture, me navre. Vous vous croyez plus lucides, plus intelligents, que la moyenne des Français, mais vous vous trompez : vous êtes au-dessous. Vous êtes nuls. Vous écrivez à tort à travers les mots “littérature”, “métaphysique”, “cinéma”, vous affublez la moitié de votre vocabulaire de majuscules grandiloquentes, vous alignez les poncifs comme Kassovitz les navets, bref, vous êtes une belle brochette de précieux ridicules. Et que les rares gonzes ou gonzesses à y échapper en ses pages m’excusent de ne point les citer. Je l’ai déjà dit ailleurs, je le redis ici : Dantec n’a décidément pas besoin de sa cohorte d’asticots transis.

  30. Crusade machine dit :

    En matière de comico-pathétique typiquement franchouille, je dois dire que Trash-humain mérite une Palme d’Or, le Michaël Moore de la post-modernité ultra-tendance ! Plus de 50 lignes pour ne RIEN dire, sinon quelques vagues insultes de petite fiotte culturelle; argumentaire téléramesque : Il existe 3 cinéastes talentueux en France, alors siouplaît, arrêtez de taper sur Marion Cottillard ! Quand au “petit” lecteur européen, en prenant sa défense ce pauvre coléoptère ne se trompe pas de camp, il est bien un micro-collabo qui n’a pas compris que nous ne parlions pas de “succès” ou de “reconnaissance” mais d’un concept qui ne cessera de lui échapper : sois la cognition ACTÉE. pauvre truffe.
    Rien d’autre qu’un tapis roulant d’injures en mini-jupes, asticots rancis (ah bon ça peut être “rance” un asticot dis moi ?), le tout agrémenté de quelques mots rares, sans doute chipés à Juan Asencio (stercoraire, ahahahahahah), sans parler des “précieuses ridicules” qui n’ont pas l’honneur de formuler des critiques pouvant être publiées sur son blog de pseudo-mutant.
    Quand au plagiat risible des expresssions dantecquienne pour attaquer Ultraviolet du surnom de mononeuronal, sans aucun argument à la clé, sinon sa minable culture cinéphilique de seconde zone, il témoigne en effet que Dantec n’a pas vraiment pas besoin de tous ces critiques qui se prennent pour le futur, alors qu’il ne sont que le reflet du minable présent qu’ils servent cérémonieusement.
    Allez, on passe.

  31. Animus dit :

    “Autour de vous, pas mal de ruines, de pourriture, peut-être, mais aussi de l’amour, de l’intelligence, de la beauté.”

    Bah oui, mon petit père, parfois, on rigolait aussi à Auschwitz, merci de votre intervention…

    “Ceci, mon cher, ne veut strictement rien dire”

    C’est vrai que vous, vous n’avez aucun effet stylistique à deux balles dans votre prose huhuhu…

    Ensuite un paragraphe typique du français frustré… Le ridicule ne tue toujours pas ;)

    “Dantec n’a décidément pas besoin de sa cohorte d’asticots transis.”

    Mouarf, quand on voit la gueule de votre blog, c’est l’hôpital qui se fout de la charité…

    Enfin, vous avez bien raison de vous nommer trashhumain et pas transhumain, ça vous va mieux ;)

  32. Anne Claire dit :

    Le débat c’était pas la divergence entre le roman “Babylon Babies” et le film Babylon AD?
    Et c’est vraiment pas la classe de t’en prendre à un Jean-Baptiste qui lui au moins écrit avec ses tripes, et ça c’est atomique!

  33. Ultraviolet dit :

    Se faire traiter de “mononeuronal” par un transhumant qui meugle un peu de vide adjectivé au passage du train, c’est un honneur.

    En passant, vous remarquerez que dans toute sa diatribe ressentimentale il n’y a pas un seul mot concernant le film. Qu’il n’ a sûrement pas vu, ayant des pâturages beaucoup plus intéressants en vue (le cinéma français regorge de génies, il parvient à en citer deux ou trois).

    Non seulement, il n’y a plus de cinéastes dans ce pays, mais il n’y a même plus de spectateurs.
    Le mot “critique” devant être remisé au Musée des Amusements Populaires.
    Allez, on passe, en effet.

    PS : pauvre physico-chimiste du dimanche, si tu ne comprends pas le rapport entre la lumière et la structure atomique des éléments, épargne nous tes commentaires de petit prof inculte.

  34. Erwin dit :

    petites attaques atrabilaires d’un pigiste professionnel – métier en pleine expansion – ces ruminations de “petit européen” frustré ne lui ont pas permis de lire jusqu’au bout ce qui était dit à ce sujet : trop américain pour les zéropéens, Dantec est aussi probablement trop européen pour un bobo américain.
    Le transhumant de service avait trop à faire avec ces déjections pour aller jusqu’au bout de la touffe d’herbe.

    Je signale que ce critique littéraire d’élite a cru bon affirmer qu’un “écrivain” comme D’Amasio représentait la relève de Dantec !
    Et Ron Hubbard fut le prolongateur naturel de l’oeuvre de Van Vogt ?

    Quant au jugement sur Cassel, il semble échapper à notre bovidé littéraire qu’on peut être un bon acteur (lorsqu’on est bien dirigé) et une petite fiotte, quand on est dirigé, de main de maître, par un Thierry Ardisson sur un plateau télé. On peut tourner sous la baguette magique de Cronenberg et être une déballonne, ce qui s’avéra être le cas lors de cette émission.

    Mais le Trash-humain n’est pas venu ici entamer un quelconque dialogue, mais pour se faire remarquer, et déverser un peu de bile, indirectement (le courage ne semble pas sa vertu principale) sur un auteur qu’il n’ose pas vraiment se farcir de front.

    Un “Français”, quoi.

  35. Marie Callas dit :

    Je vois ou tu as mal pauvre petit trasquelque chose :tu ne sens rien :pas d’émotion ,pas de vie ,que des mots :du cérébral ,tu disséques ,tu analyses ,mais tu ne vis pas .Jean Baptiste lui tu vois il vibre ,il aime ,il désire ,bref il est vivant .C’est certain le désir tu dois avoir du mal avec.Tu aimes Cronenbreg ,logique :Le cinéaste du morbide ,ambiance morgue .Tu serais pas un peu nécrophage ?allez pépére va te détendre ..!.

  36. Marie Callas dit :

    trashtruc tu les alignes tous :Cassel n’est pas un acteur il imite les acteurs nuance .Dois je te rappeler qu’un cinéaste écrit avec sa caméra , mais pas au niveau de la braguette comme G.Noé .Bien le bonjour chez vous.

  37. Erwin dit :

    Cronenberg n’a rien à voir là-dedans.
    “aimer” Cronenberg sans en évoquer la raison revient à dire j’aime la tarte aux fraises. Le Transhumain se gargarise de références, dans son style creux d’étudiant en sociologie, mais elles ne servent que de décorum vaguement sémantique à son absence de pensée. Il voit des “asticots transis” – et non “rancis”, quoique la métaphore soit aussi nullissime – là où s’élabore un dialogue en multiplex entre des gens qui ne se connaissent pas et vivent parfois séparés d’un océan.
    Je n’ai toujours pas vu le film, je me contenterais pour l’instant d’un transhumant de passage. Merci de t’offrir ainsi en holocauste, disons, en barbecue.

    The Desert Fox

  38. Jean-Baptiste dit :

    Cher Trashumain,

    Je ne prendrais le temps de répondre qu’à celle de vos inepties me concernant, mes amis possédant toute la puissance de feu nécessaire pour se défendre seuls.

    Il est sans doute un peu exagéré de votre part de dire que je suis capable d’écrire n’importe quoi, je n’ai pas cette prétention, mais vous, très cher, à l’évidence, vous comprenez tout de travers. Le cinéma n’est pas mort à cause de la masse considérable d’étrons cinématographiques que les studios de production savent nous pondre en séries, depuis les deux cotés de l’Atlantique, seul un microbe redresseur de tord dans votre genre pouvait comprendre cela ainsi. Le cinéma n’est l’art du futur que dans la mesure où il est déjà mort des dizaines, sinon des centaines de fois, à chaque adaptation visionnaire que des réalisateurs de génie produisaient pour d’authentiques lecteurs, à chaque chef d’œuvre que cet art total et prophétique sait faire pénétrer dans nos âmes insensibles, et à ce titre, vous remarquerez que je n’ai jamais dit que Matthieu Kassovitz était un piètre cinéaste, pour moi il restera le réalisateur exceptionnel de ce qui m’apparait comme son meilleur film, celui que des personnes telles que vous ont propulsé sans une once de méfiance comme “le film le plus nul de l’histoire du cinéma”, vous êtes effectivement tombé dans le piège. Ce film fut très exactement celui que la critique méritait, envers et contre toutes ses indigences, un film plein d’amour donc, c’est à dire surchargé de compassion pour les tristes spectres dans votre genre, incapable que vous êtes de comprendre la moindre métaphore.

    Pour finir, Monsieur le petit trashumain, je souhaiterais vous remercier pour l’immense preuve d’amour, d’intelligence et de beauté que vous avez eu la bonté de semer au milieu de nos ruines désolées. Pardonnez notre aveuglement, nous regardions vers la lumière.

    Très bonne soirée à vous.

    Au plaisir.

    Jean-baptiste.

  39. Gautier dit :

    “Je signale que ce critique littéraire d’élite a cru bon affirmer qu’un “écrivain” comme D’Amasio représentait la relève de Dantec !”
    Il est clair qu’Olivier, pas plus trans que trash m’est avis, humain simplement, trop humain, a parfois la main lourde, l’ éloge facile, le bras long qui des ronces enchevêtrées de la “Horde” a isolé la rose que lui-même y avait planté (du rôle du critique, de son droit à creuser, à s’y mettre, dans le trou, de son devoir de réserve, il en assez ailleurs été dit mais reste qu’Olivier gâche son talent à trop lire les blancs entre les lignes, la sur-interprétation ne vaut guère mieux qu’une mauvaise traduction).
    Il est tout aussi clair qu’Olivier, à l’anarchisme de droite (excusez du raccourci) de Dantec, préférera toujours celui, tribal, négatif, parlementaire, de Damasio; on ne se refait pas, certains post visant Sarkozy, sa personne, post particuliérement graveleux, points noirs sur le nez d’une pourtant belle émanation numérique, doivent être encore consultable sur le blog s’il était besoin d’une piqûre de rappel. Notez au passage (qu’on ne m’accuse donc pas de je ne sais quelle illégitimité comme il semble se faire ici volontiers, jamais je crois autant de tête auront été vulgairement coupées que depuis l’ouverture des commantaires sur la toile) que j’avais moi-même lu “La Horde”, il y a quelques années, avais aimé, oui, comme on aime bien, enfant, croire en ses rêves. Un bon livre, ni plus ni moins, pas de quoi, donc, prophétiser.
    Cela dit, il n’en reste pas moins que ce même Olivier, si ma mémoire est bonne, a produit sur l’oeuvre de Dantec quelques textes, avec ceux de Juan Asensio (ne vous en déplaise, sa critique de Villa Vortex, une critique oui oui, rien qu’une critique je suis d’accord mais de celles qui visent juste, sinon pas loin, suffisamment pour être signalée), de Bruno Gaultier et de quelques autres, parmi les plus pertinents du net (j’aimerais savoir ce qu’en pense l’intéressé, peut-être me contredirait-il, peut-être descendrait-il les textes mentionnés, mais avec classe, sinon avec cordialité comme il le fait toujours, en face même des pires abrutis).
    Aucune intéressement, dois-je toutefois le préciser, ne me sera reversé par Transhu Corporation; ces mots comme piètre tentative pour cerner l’objet de l’effroi ressenti à lire ses commentaires tous plus plein de ressentiment les uns que les autres.
    Qu’attendiez-vous du film, un miracle! Sept euros qu’il aurait été plus judicieux de claquer autrement qu’en aide de première urgence au sieur Kassovitz.
    A lire, une deuxième fois, en diagonale, les 33 commentaires (ou presque) ci-dessus, on a cette impression aussi, d’un même vinyle, contrefaçon pressée dans les usines construites sur le déjà-passé littéraire de Dantec, dont les sillons mal dégrossis ne peuvent retenir bien longtemps le diamant, lui-même passant de l’un à l’autre sans qu’aucune différence, si ce n’est un petit “à moi” à peine audible, ne vienne perturber l’écoute. On passe de l’un à l’autre (essayez, vraiment, c’est effrayant) comme on change de capote. Nivellement, mimétisme girardien, désir d’être lui, oubli de soi, la bouche comme un sampler, ad nauseum du théâtre des opérations mal digéré car trop rapidement, des codes, encore et toujours, dont la reproduction vous permet d’entrer dans le cercle, club, secte. La petite famille, ses petites histoires, ses secrets de polichinelle. Tout cela qui rassure mais ne rend pas moins faible. Tout ce que lui-même abhorre.
    Quand, David, en aurez-vous assez, et prendrez la sage decision d’étouffer ces cris de donzelle? Cela doit vous faire rire, je ne vois que ça: petite séance bidonnage, vous, une feuille avec imprimés les meilleurs extraits entre les mains, votre voix, calme, secrétement puissante, les deux autres à se rouler par terre. Je ne vois que ça. Ou alors cherchez vous plus simplement à réunir suffisamment de commentateurs pour un tournoi MMA, tester un peu ce qui se cache derrière ses plumes assassines, ces clones en habits rouge et noire, nourriture favorite du ventre du spectacle.
    Comme Olivier, je crois que Dantec n’a vraiment pas besoin de toute cette cochonnerie, elle dessert à mon sens son propos dont je n’ai pas à rappeler ici la singularité.
    Pour finir, ceci, à ceux qui seraient encore assez vigilant pour remarquer l’ombre grandissante sur leurs épaules
    “Vous me vénérez? Mais qu’arrivera-t-il si votre vénération, un jour, tombe et se renverse? Méfiez-vous de ne pas vous faire écraser par une statue!
    Vous dites que vous croyez en Zarathoustra. Mais qu’importe Zarathoustra? Vous êtes mes croyants: mais qu’importent tous les croyants?
    Vous ne vous étiez pas encore cherchés: alors vous m’avez trouvé. C’est ce que font tous les croyants; c’est pourquoi toute foi compte si peu.”
    De la vertu qui prodigue, Ainsi parlait Zarathoustra. Pour ce qu’il en dit…

    Cordialement

  40. Erwin dit :

    100 lignes pour nous seriner que nous serions des clones, que nous parlons comme lui, mais comme des “sillons mal dégrossis” d’on ne sait quel vynil phantasmatique, avec très une fine parabole sur l’usage de la capote au passage, que nous le “vénérons”, sans voire les Nohâres Zêêêles du nihilisme posées sur nos épaules de gnomes, que nous l’imitons, que nous cherchons éventuellement à faire “partie de la petite famille”, voire à connaître ses secrets intimes, bref le portrait préfabriqué de tout fan de Werber ou de Britney Spears… mais sinistre andouille, ne t’es tu jamais posé la question de savoir si ce n’était pas lui qui parlait AUSSI comme nous, et que c’est précisément le miracle de la littérature que de révéler un langage qui nous était caché, par nous mêmes ? Là où tu vois je ne sais quelles divagations sectaires, il y a des gens qui attendaient beaucoup de ce film et qui parlent de ce ratage typiquement français, ils échangent des propos et parfois argumentent, il leur arrive de pratiquer le sarcasme, en cela, certes, nous sommes tous des “répliquants” !
    Terminer cette triste prose, qui ne commençait pas si mal pourtant, par une citation du Zarathoustra de Nietzsche, l’air de dire, méditez moi bien ça bande de sous-hommes, frise le ridicule pompier et révèle encore une fois le dian-dian de base qui ne peut faire autrement que de cribler son textes de références.
    Je me permettrais donc de l’imiter en lui rappelant l’aphorisme de Carl Schmidt : La politique c’est définir l’ami de l’ennemi (cité dans American BlackBox).
    J’ajouterais : l’art aussi.

  41. Jean-Baptiste dit :

    Les petits redresseurs de tord universitaires sont de sortie, poses ridicules et supérieurs d’intellectuels pédants, au dessus de la masse des incultes, toujours prêt à se vautrer dans la critique humaniste la plus prévisible qui soit, ces sous-étudiants en lettres pétris de bonne culture, de références obscurs et de critiques académiques bien-pensantes, plus protocolaire qu’un employé des impôts tu meurs, mais dont aucun ne possède le don essentiel de la lecture.

    Ces machines à produire de la ligne de code ne décryptent les splendides exaltations du verbe que pour mieux leurs appliquer les grilles de lectures préprogrammés de la censure, incapables qu’ils sont de partir eux-même à la conquête du Verbe, incapables qu’ils sont de vivre la littérature héroïquement, de l’intérieur, c’est à dire de se laisser mourir en elle, de se faire transpercer par elle, de la laisser s’épanouir à l’ombre de leurs egos prémachés, ils sont les criminels et les bourreaux de la parole qu’ils dissèquent sans la moindre mesure, pour mieux servir les petites causes de leurs professeurs aux prétentions d’universalisme.

    En réalité ne craignez rien, nous sommes bien des clones sur lesquels la plume laser du sieur Dantec s’est imprimée, et à se titre nous sommes toujours vivants, contrairement aux lettres mortes de la critique, car nos peaux tendues à l’extrême savent toujours se faire le réceptacle vibrant du Verbe, tandis que pour les fervents agents de cet intellectualisme prétentieux et bourgeois, toujours prompts à se comparer à leurs semblables, le langage magique de la littérature restera à jamais inerte, insensible, telle la surface d’un kevlar se durcissant à l’impact de la balle.

    Mes amis, n’en doutez pas un seul instant, ils sont déjà morts sous la surface, tandis que nos surfaces ont été sacrifiées sur l’autel de cette littérature vivante, qui vient répandre un peu d’âme dans nos entrailles déséchées.

    Parce que le mimétisme qui tend à réunir la lumière est le brasier de toutes les singularités.

    Votre.

  42. Transhumain dit :

    Hé hé. Je passe sur les insultes qui, sachez-le, ne me font ni chaud, ni froid. Inutile, donc, de répondre à Crusade machin, à Animoeuf, voire à la gracieuse ultraviolette qui veut m’apprendre ce qu’est le cinéma, elle qui a sans doute lu Metz, Mitry, Bazin et consort, elle qui est vraisemblablement capable de rivaliser avec les meilleurs théoriciens de l’image animée (en attendant, qu’avez-vous produit, mes lapinettes, sinon de petites crottes en commentaires de blogs ?).

    Erwin : je n’ai jamais affirmé que D’Amasio, ou même, que Damasio, (que Dantec évoque en termes assez élogieux dans le premier TdO, si ma mémoire est bonne) représenterait la relève de D’Antec. Mensonge. En revanche, La Horde du contrevent est un grand livre (ce que sont aussi certains livres de Maurice, quoique pour d’autres raisons).

    Gautier, vous avez peut-être raison à mon sujet, sur certains points. Sur d’autres, vous vous trompez : je peux avoir l’enthousiasme facile, mais on ne pourra pas m’accuser de m’être fait l’aède halluciné des thèses politiques de Damasio, que je ne partage pas.

    Jean-Baptiste, vous voyez bien : vous ne faites que répéter des mantras. Nous décrypterions quand vous exalteriez. Nous serions des machines quand vous seriez animé du feu. Vous seriez vivants, quand nous serions morts. Bavardages que tout ça. Vous n’êtes qu’un sot. Sincère, mais sot. Est-ce que vous croyez vraiment que la littérature de Maurice G. Dantec est la seule, la plus vivante ? Que ne (re)plongez-vous pas dans l’oeuvre des grands écrivains, les Melville, Faulkner, Nabokov, Beckett, Dostoïevski ! Que n’ôtez-vous vos oeillères ! Vous vous voyez en porteurs de feu dans un monde enténébré, quand vous ne faites que ramper, quand vous n’êtes que les premiers soldats de la ténèbre, refusant de voir la lumière autour de vous. Bref, il n’a jamais suffi d’aligner deux ou trois lieux communs exaltés et vaguement poétiques et de filer la métaphore de la pourriture pour former une pensée cohérente.

    Il n’y a aucune bile dans mes propos, notez bien. Aucune rancoeur, aucune colère, bien au contraire. Je ne suis qu’amour, mes chers. Certes j’abhorre les propos, vils et stupides, que vous alignez ici sans honte, et n’hésite pas à leur infliger le soufflet qu’ils méritent, mais je préfère ouvrir les yeux et contempler le monde plutôt que de le condamner. Il semble que des livres de Dantec, vous n’ayez retenu que le glaive, que la bimbeloterie guerrière, la litanie anti-gauchiste, la posture pseudo-bloyenne et la métaquincaillerie. Vous ne faites que ça, prendre la pose, à longueur de temps. En lisant vos réponses parfois ordurières, je n’éprouve, avec l’hilarité, que pitié et compassion. Seigneur, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font.

  43. Shalmaneser dit :

    “Parce que le mimétisme qui tend à réunir la lumière est le brasier de toutes les singularités.”

    Vous savez, Jean-Baptiste, le fait que vous ne compreniez rien à ce que vous écrivez ne signifie pas nécessairement que c’est intelligent.
    Relisez-vous, je ne peux pas croire que vos histoires de kevlar et de plumes laser ne vous fassent pas rire vous-même ; vous avez toute la verve martiale d’un commando du FLNJ.

  44. Anne Claire dit :

    le Front de Libération Nationale des Jean-foutre?

  45. olivier cappaert dit :

    C’est bien Babylon A.D versus Babylon Babies ici, non?

  46. sophie fontaine dit :

    De l’eau au moulin sur fluctuat. Le journaliste a l’air de trouver l’adaptation pas nulle.
    http://livres.fluctuat.net/blog/32740-babylon-a-d-ou-dantec-pour-les-nuls-le-livre-ou-le-film–8-.html

  47. Marie Callas dit :

    Alors la Bête tu as fait venir tes petit copains c’est la sortie des Zombies .Les morts vivants s’expriment .Trés Friendly en fait .

  48. Jean-Baptiste dit :

    For god’s sake ! Entre Transhumain qui se décide enfin à citer Jésus, sous la petite couverture de son authentique pseudo, pour en venir finalement a se confondre lui même avec “les meilleurs théoriciens de l’image animée”, et Shalmaneser qui projette sur moi son incapacité congénitale à concevoir la portée d’une seule ligne d’écriture, une seule, je crains que cela ne commence à sérieusement déraper vers le marécage d’inepties en tous genres. Fort bien messieurs, je serais votre commando, peu importe la cause, je préfère tenter de libérer les nains dans votre genre que d’être soit-disant sauvé par la guilde des sapeurs pompiers version Fahrenheit, qui prétend sauver la littérature avec trois médiocres convictions universitaires acquises de haute lutte, en quelques années de dandysme estudiantin, pendant que j’escomptais l’achever en torchant des mourants, certes je me voue encore à une cause perdue d’avance, mais j’assume totalement, je suis absolument dingue !

    Je vais vous dire, chères petites nihilistes pro-bourgeoise, je n’ai jamais lu que deux auteurs et partiellement : Philip K. Dick et Maurice G. Dantec, voici ma seule culture, au sens où vous entendez ce mot périmé, littérature morte, savoir morbide disséqué de force à la matière vivante du Verbe, matière criminelle des professeurs enseignant la meurtrissure de l’art, et je dois dire que je suis suffoqué par ce que j’aperçois, impossible que vous étaliez votre “culture”, comme on le fait de la confiture lorsqu’elle vient à manquer, avec une telle condescendance crasse, avec aussi peu de talent, tout en vous montrant incapables de produire la moindre pertinence, le moindre alignement de mots susceptible de m’offrir un quelconque challenge.

    A quoi bon afficher une telle débauche de citations et de noms propres lorsque l’on prouve à chaque instant que l’on a visiblement rien compris à tous ces auteurs ? A quoi bon de se vanter de vos quelques connaissances élitistes lorsque l’on a rien compris à la pop-machine ? Vous n’êtes que des rhéteurs à deux sous, des poseurs faciles, bande de petits collabos, que foutiez-vous à la fac, espèces de navets, pendant que j’arrachais des légumes pourris à la terre gelée de l’hiver Breton ? Que faisiez-vous de vos études pendant que je lisais Dantec entre deux tournées passées à vidanger vos anus depuis l’arrière d’une benne à ordure de la marée-chaussé ? Les authentiques bourgeois savaient au moins se tenir, vous avez sans doute tout lu, mais vous n’avez rien, strictement rien pigé.

    La littérature vous a-t-elle déjà poussé à accomplir une action, une seule, qui consiste en autre chose que de vous branler l’ego sur internet ? Vous n’avez pas les couilles de répondre à un seul de mes arguments délirants, vous n’avez pas les couilles de dépasser l’insulte rance que vos doigts baveux trainent mollement sur le clavier de vos pitoyables vanités, vous débarquez sur ce territoire qui ne vous appartient plus, la tête pleine à craquer de lieux communs d’une telle sincérité qu’elle me fait vomir.

    A présent je vais vous en foutre au cul moi de l’ego, de la vanité, de l’orgueil, je suis un cryptage exalté, une machine de feu, mort-vivant despotique, psychotique, électronique, parfaitement grotesque et inégalement hallucinogène, je suis partiellement cramé du cerveau, pauvres tas de foutre masochiste, vous ne capter quedalle à ma poésie qui vomit des litres de la bouillie que je confectionne avec ma cervelle pour les blaireaux rudimentaires dans votre genre, vous riez comme des tarlouzes mais mon esprit est une bombe prête à vous exploser la routine, je vous fait rires, messieurs ? Venez donc charrier les flots d’infamies humoristiques que mes yeux répandent sur vos bouches désabusées. Vous n’êtes capables de rien, vous ne me faites rien, pas même l’effet qu’une bande d’adolescents cyber-attardés complètement débiles est capable de produire sur mes muscles faciaux, tas de glaire épileptique, vous me faites rire comme un fou et pleurer comme un désespéré, mais je ne suis qu’un malade de plus dans l’armée de la Sainte Vierge, je suis le nouveau prophète quasi-exclusif, nous allons sauver le monde, macaques académiques, mais vous ne sauverez pas même un seul livre des cendres que vous participez à répandre, vous êtes des millions de fois trop raisonnable, vous n’imaginez même pas ce que mon esprit tordu est capable de concevoir en deux minutes comme démences tragiques, je pète mille boulons à la fois tout en révélant des vérités en folies par mégatonnes, alors qu’une vie ne vous suffirait pas à contracter la moindre pathologie mentale. Vous n’êtes que des bien portants tripotant leurs petites quéquette dans le monde des bizounours. Je suis un pure concentré de chaos infernale prêt à venir s’abattre sur vos ridicules consciences. Vous êtes pathétiques dans votre bienséance, tandis que je suis une pulsion de pathos invertébrés que vous ne serez jamais en mesure de concevoir ou d’égaler.

    Maintenant j’ai chopé un virus alors je vous laisse.

    Jean-baptiste.

  49. Jean-Baptiste dit :

    A présent, tentez donc de trouver un seul argument qui soit capable de rivaliser avec ça, raclures de micro-chiottes insectoïdes. Aucune de vos insultes n’atteindra les profondeurs de la fange où mon esprit séjourne.

    Je suis décroché, infiniment.

    Les boites schizophrène sont en place.

    Myself.

  50. Transhupied dit :

    Et les boîtes de neuroleptiques ?

  51. Bloody Mary dit :

    Que pense Maurice Georges Dantec?
    De cette adaptation? De ce “film”?
    Le cinéma n’est pas mort, le cinéma est un rêve, mais ceux qui en suintent l’essence croulent sous la chair putréfiante et “unsane” de milliers de langues infatiguables et obsolètes.
    N’avons-nous jamais vu d’adaptations multiples d’une oeuvre?

    Peut-être n’est-il pas encore né, peut-être est-il inconnu, peut-être est-ce tout simplement impossible de transcrire tant de Beauté dans l’écriture?

    Mais l’image viendra.

    Peu importe l’écran.
    Peu importe le temps.

  52. Anne Claire dit :

    Le film est pas encore sorti au Canada.

  53. jeanplume dit :

    quid du fameux feuilleton de l’été, Dantec VS Kassovitz ? Un énième effet d’annonce ?
    bien le bonjour.

  54. Bloody Mary dit :

    Ne perdez (ons) pas votre (notre) temps à répondre à cette grande folle.

  55. Gautier dit :

    Olivier: non pas halluciné, mais de connivence avais-je cru deviné…

    Erwin: “…si ce n’était pas lui qui parlait AUSSI comme nous”, passons sur la suffisance de l’argument pour nous poser une question: si c’est vraiment dans ce sens que s’établit la filiation (ne me dites qu’il parle par votre bouche, hein, j’ai lu et lirai encore Dantec, sa vision de l’écriture comme virus, séduisante, prend ici tout son sens, je sais aussi ce qu’il en est de ses fulgurances qui vous scotchent les dents lorsqu’elles surgissent du coeur du roman mais font pleurer de rire, désolé, encore une fois, lâchées telles qu’ici, sans plus de nécessité que de pertinence au détour d’un blog ), qu’en est-il de votre propre production? Peut-être est-elle en cours, ou brûlée à mesure ou autre chose, dans le genre “travail de l’ombre” me direz-vous (j’anticipe, des fois que vous soyez tenté par l’argument). Je ne désire que cela, croyez-le, quelques clones d’un tel écrivain (qui dans les fait il est vrai, rapport au vécu de chacun, n’en sont jamais véritablement ; l’image était sans doute trop facile, vous n’aviez pas tort) valant mieux que le cortège de mannequins habituels, mais alors, que perdez-vous votre temps ici au lieu de faire œuvre, que n’écrivez vous pas des livres au lieu de nous en redire sur votre potentiel.
    Si par ennemi vous pensez à Olivier, je n’en suis pas plus l’ami que vous, contrairement à Shalmaneser avec qui il y eut déjà, il me semble, échange, rien de cela donc, en ce qui me concerne.

    Jean-Baptiste: si l’Université de France m’a effectivement gratifié d’un de ses diplômes au rabais, ce n’est décidemment pas le nombre d’heures effectives passées sur ses bancs (quelque trente ou quarante par année, pas plus) qui depuis irrigue mes lignes, loin s’en faut. Sachez que je ne la portais pas plus que vous dans mon coeur (erreur de ma part d’y avoir mis les pieds il est vrai), et que j’ai eu très vite de déserter ce repère pseudo élitiste pour tout simplement vivre. Sachez aussi que vous n’êtes pas le seul à trimer aux champs, à collecter ordures, torcher mourants ou autres tâches en apparence ingrates mais qui, du fait de leur toute relative incorporation à la machine (on est bien souvent plus à même de penser, à l’occasion de ces activités, que le cul et l’esprit siphonné par les succubes du marché), sont un des derniers repères pour hommes libres, ce que vous me semblez être. Si j’ai réagi, ce qui ne m’arrive que très rarement, c’était surtout pour m’enquérir du pourquoi d’une telle violence que je crois stérile, à tout le moins dans ce contexte. Rien de condescendant là-dedans, je la subi moi-même suffisamment au quotidien pour ne pas en user sur autrui.
    « La littérature vous a-t-elle déjà poussé à accomplir une action, une seule, qui consiste en autre chose que de vous branler l’ego sur internet ? », OK, mais n’en faites vous pas de même?
    Si j’ai mis moi aussi le doigt dans l’engrenage c’est qu’à vous lire je me revois, quelques années en arrière, mes doigts fébriles des pages lues du premier théâtre des opérations. On s’y croirait : mais quoi de lui ?de vous ? aucune importance me direz-vous. Peut-être.
    Pour revenir à cette histoire de virus, je ne sais si Dantec a conscience des ravages qu’il a initié, moi-même un temps ait succombé à ce mal pour un bien et j’en connais d’autres qui ne s’en sont pas remis et parlent comme parlent ceux des personnages de Grande Jonction encodés par l’Anome.

    Bon rétablissement

  56. Erwin dit :

    Pauvre niais.
    “Suffisance de l’argument” ?.
    Toute connaissance est l’exercice d’un amour réciproque et absolu. Duns Scot.

    Donc, petit criticaillon de l’internet, : Non, cognition actée, lis donc ce scholastique que cite abondamment Dantec, et pas pour rien, brouette de poncifs soldés.

  57. Jean-baptiste dit :

    Cher Gautier,

    Vous vous interrogez sur la violence déployée dans cette page mais il me semble que vous avez les réponses en votre possession, je suis d’accord pour échanger avec n’importe qui et sur n’importe quel sujet, à de rares exceptions prêt, du moment que l’on commence par y mettre les formes, ce que n’a évidement pas prit la peine de faire le Transhumain et son compère Shalmaneser, puisque ces deux larves méprisables tout juste dissimulés derrières leurs artifices ont débarqué ici, Transhumain en tête, ouvrant les hostilités avec son numéro de petit bourgeois cultivé et élitiste, s’offusquant de la ferveur que l’œuvre de Maurice G. Dantec n’inspire déjà plus à son ego pétri d’aigreur et de vanité, il entame donc l’échange en se coupant de toutes possibilités de dialogue, commentaire totalement hors-sujet, mépris, insultes, lieux communs à la pelle, le coup de l’armée de clone d’un Dantec tout puissant, on l’avait prévu dès que la perspective d’avoir à prendre la parole en publique s’était esquissée, il y a de cela un an environ, vous rendez-vous compte Gautier ? C’est cela que je reproche le plus à Transhumain, avoir une année complète de retard sur nos propres prévisions. Cet insane bouffon a encore l’audace de rire de la charge d’insultes qu’il se prend en retour, position victimaire à peine susceptible d’émouvoir une ménagère hypersensible en état de choc.

    Vous remarquerez peut-être que je ne m’en suis jamais prit directement à vous, quoique vous ayez pu vous sentir visé par certains points, vous avez encore le mérite et la dignité de ne pas vous vautrer dans une flopée d’inepties aussi faciles que stériles, même si votre posture de négociateur timoré n’est pas des plus fascinant pour autant. A ce titre, permettez moi de vous rappeler que la littérature comme virus n’a pas été inventé par Maurice G. Dantec mais par William Burroughs, que le fait de citer l’auteur de Villa Vortex pour défendre l’œuvre de celui-ci vous fasse pleurer de rire, pendant que Transhumain nous balance du Nietzsche et du Jésus Christ mal digéré au travers de la gueule, m’apparait pour le moins malvenu, quoi de plus instinctif que de citer un ouvrage pour le défendre de la pseudo-critique française qui ne fait que condamner, là où son travail devrait consister à juger ? Auriez-vous préférez que ces authentiques lecteurs vous citent le travail d’un énième universitaire ringard ?

    En dernier recours, c’est la chair qui condamne.

    Ensuite je ne vois pas où vous avez vu que des internautes se seraient vantés de leur “potentiel” sur cette page, sinon le cas Transhumain, encore et toujours, y allant de sa petite compilation d’auteurs académiques qu’il s’empresse de nommer pour mieux se faire mousser. Que voulez-vous ? On entre en littérature avec ce qu’on a, certains y vont avec leurs petits complexes et leurs pâles névroses, prêt à tout pour se déproduire dans le reflet de leurs masques, d’autres pénètrent ce dangereux territoire avec leurs couilles, leurs trips et leurs cœurs pour seul paquetage, désolé de décevoir les intellos branchouilles hyper-frustrés mais c’est ainsi.

    Bref, je ne pousserais pas plus loin ce début de procès à deux balles, entre des personnes dont je connais les possibilités et l’indépendance d’esprit, que j’apprécie, avec qui j’échange quasi-quotidiennement, qui se sont engagés à défendre le Verbe contre tous les nihilismes que ce monde propage, avec les armes que leurs trajectoires singulières ont mis à leur disposition, voilà ce que nous faisons, il n’y a ici aucune production possible, il n’y a que le vent brulant de l’existence achevant de carboniser les quelques élans de gloire dont nous, les hommes, sommes encore capables, avant la destruction systématique de tout honneur, entre cette discipline que nous avons choisi et le prototype d’un pré-sphincter mal dégrossi qui ne défend rien d’autre que sa micro culture d’enseignant supérieur, mon choix est fait.

    Il ne peut y avoir aucune erreur de votre part à s’introduire volontairement dans le néant universitaire, il faut bien traverser l’enfer pour en retirer quelques traces du souffle littéraire qui habite encore secrètement cet édifice croulant, le tout étant de rester vivant jusque dans la tanière de la mort elle-même.

    Bien à vous, malgré tout le reste.

    Jean-Baptiste.

  58. Gautier dit :

    Si je m’en “suis pris’ à vous Jean-Baptiste, c’est que l’on sent, il suffit de vous lire, tout simplement, c’est que l’on sent, derrière le masque dont on s’affuble, tous il me semble et ne serait-ce pas là même l’essence de l’écriture mais plus encore, traces d’utilitarisme egotique, celle que déploit le net, c”est que l’on sent, en même temps que l’ascendant sur les apparents habitués de cette étrange mais bien réelle comme toutes les autres niche écologique, tant stylistiquement (dans ce dernier post surtout, où l’on vous lit, vous et pas lui, sachant toutefois le poids de son influence) que sur la matière première à travailler, une réelle probité (se poser la question de la justesse d’une prise de parole, d’autant plus si vous faites parti de l’”association virtuelle” (Babylone babies?), vous honore, cela suffit).

    J’aime la politesse, ce retrait qui permet de frapper à distance.

    Votre fin à la belle manière. J’aime aussi.
    Et ainsi s’achève ma vie de commentateurs.

    Sincères salutations.

    Gautier.

  59. David Kersan dit :

    Jean-Baptiste,

    Tu viens de tout plier.

    J’ai fait l’erreur de présenter Maurice Dantec à certains critiques de la toile pour leur témoigner ma reconnaissance et parfois, il faut bien l’admettre, mon affection. Tous, à une exception près, se sont mis par la suite, comme tu l’écris si justement, à “S’offusquer de la ferveur que Dantec pouvait encore générer”. A marge, il doit leur être inconcevable qu’un homme si simple, si reconnaissant d’un pauvre blog sur la toile, mérite encore leur très sainte considération. Ils sont devenus “quelqu’un” désormais, il ne s’agit plus d’admirer l’idole comprenez bien mais de gentiment la brûler, discretement, jamais de face, toujours sur différentes interfaces, prenant pour cible la Communauté des lecteurs caricaturée en fan club, trouver l’alibi artistique imparable : “Il vaut mieux une vrai critique de Dantec qu’un fan ébahi”, etc. “L’admirateur” qu’ils ont tous été devient le sac de honte qu’il leur faut absolument immoler.

    Je précise évidemment que tous, sans la moindre exception, ont été tout à fait réverencieux face à Dantec. Tous extrêmement polis, adorables, tous “ses amis”. Une fois à nouveau face au clavier, la chanson n’était évidemment plus la même.

    Cela mériterait un vrai psychiatre au fond mais, vite, en contracté : Reconnus par l’Idole, rencontrant un homme simple et parfaitement sans ego, il convient désormais de la brûler.

    Ces bonhommes sont tout sauf des sales bonhommes et leurs qualités intellectuelles sont bien réelles. C’est cela, précisement, qui m’attrista le plus.

    Mépris de soi / Reconnaissance recherchée / Indexation de l’Idole / Critique brillante et positive de l’Idole / Rencontre avec l’Idole reconnaissante / Reconnaissance trouvée / Amour de soi / Inversion des hiérarchie / Mépris de l’Idole / Négation de l’Idole / Réversibilité du Système / Négation de la passion (devenue atome du vulgaire) / Retour à la République des Lettres, pour certains d’entre eux en tout cas. Le critique n’est pas un créateur mais prétend au même succès et au même génie.

    Le phénomène du blog a ravagé les prescriptions et les hiérarchies. A égal succès sur la toile avec un écrivain publié, leurs cerveaux désormais malades concluent à égal talent. Le caractère prétendument ascétique de leur travail s’offre en leurre d’aristocrate, le Sacré quasi-nié, ils sortent les pompes à incendies dès qu’une franche passion semble vouloir s’exprimer, nient ce qu’ils ont été alors qu’ils devraient pleurer leur propre disparition, sortent leur gyrophare et hurlent au vulgaire dès qu’un chant parvient à leurs oreilles, enfin retrouvées, insidieusement, par la République des Lettres.

    Un bon psychiatre peut toujours me contacter, j’ai les ip de tous ces “Hommes Libres”.

  60. Malmasson dit :

    Je crois qu’il n’y a rien de plus à ajouter sur la (très) libre adaptation ciné de Babylon Babies. Ce film est un navet du début à la fin. Les acteurs surjouent (ou sous-jouent, c’est égal), il y a overdose racoleuse de ralentis, la BO est trop orientée hip hop et techno pouet-pouet, le scénario est digne d’une série Z tant il a été vidé de tout ce qui faisait l’intérêt du roman, etc. tout a été dit, stop. Ce film est une merde en bobine. It sucks !

  61. Maxime dit :

    Adpater LF Celine?

    Gaspard Noé.

  62. Maxime dit :

    //L’acteur et réalisateur français Mathieu Kassovitz a exprimé son mécontentement à l’encontre des producteurs du studio Fox à propos du film d’anticipation Babylon A.D., lors d’un entretien à la chaîne de télévision câblée américaine AMC.

    Le cinéaste, révélé en 1995 avec La Haine, avoue être “très malheureux au sujet du film”. “Je n’ai jamais eu l’occasion de tourner une scène selon mes désirs. Le scénario n’a pas été respecté. De mauvais producteurs, de mauvais partenaires, ce fut une expérience déplorable”, affirme-t-il alors que le long métrage est attendu vendredi 29 août prochain dans les salles nord-américaines.//

  63. axelle dit :

    Merci, David.

    Je comprends mieux maintenant la virulence d’un Transhumain. J’avoue avoir été sensible un moment aux sirènes : ” il vaut mieux une vraie critique de Dantec qu’un fan ébahi”.
    C’est complètement pervers comme raisonnement, je m’en rends compte aujourd’hui grâce à Jean-Baptiste et à toi.

  64. Ultraviolet dit :

    Les deux profs de Paris-VIII sont partis rejoindre leurs TD ? Well… On peut donc reprendre le cours de cette discussion inutilement interrompue par ces perruquiers de la transhumance…
    Dans un premier temps, je confirme que le blog fluctuat cité plus haut par Sophie Fontaine présente une des rares critiques à la fois objective et approfondie des rapports entre le livre et le film. Cela change des donneurs de leçons qui n’ont comme pauvre moyen de defense (pour eux, tout est attaque puisque tout vient contredire ce qu’ils sont) que le name dropping Bac + 2.
    En revanche, les commentaires laissés par le bétail de passage mériteraient quelques doses de napalm.

    Voici en quelques extraits choisis ce que Mathieu Kassovitz a dit lors de son entrevue à la télévision américaine :

    - “Je suis très insatisfait du film. Je n’ai jamais eu la chance de tourner une scène comme elle était écrite ou comme je voulais la voir. Le scénario n’a pas été respecté. Mauvais producteurs, mauvais partenaires, c’était une expérience horrible”

    - “Le film est supposé nous démontrer que l’éducation de nos enfants est la clef de l’avenir de notre planète. Toutes les scènes d’action avaient un but, mais au final, des pans entiers du film ressemblent à un mauvais épisode de “24 Heures Chrono”

    - “La Fox envoyait des avocats qui chicanaient sur chaque virgule. Ils ont tout compliqué de A à Z”

    – “J’aime l’énergie du film et je suis quand même content de certaines scènes. Mais je sais ce que j’avais entre les mains. J’avais quelque chose de nettement mieux, mais on m’a empêché de travailler”.

    Je crois que Kassovitz a largement sous-estimé la puissance de caractère qu’il faut pour résister à des producteurs hollywoodiens, il a voulu jouer dans la cour des grands, il n’ a juste pas prévu qu’on parlait entre géants.
    Au lieu de vouloir adapter les évidences du livre, celles qui justement coûtent cher, il aurait dû s’attaquer à ce qui fonde le roman, et ne demande au fond rien de plus que de bons acteurs, et une narration aussi soutenue que celle de Dantec.
    Mégaton avait commis la même erreur avec la Sirène Rouge.
    Il faudrait un Grandrieux, peut-être…
    Un Gaspard Noe ?

  65. Cécé dit :

    Tout cela donne envie de lire l’ouvrage, avant d’aller le mettre à l’épreuve du film (ou l’inverse plutôt), à qui, comme moi, n’a lu que les journaux de bord de Dantec (Théâtre des opérations…)

    @ Jean Baptiste: on sent dans votre style la longue fréquentation de l’oeuvre de Dantec. Un conseil -quoi que je trouve un certain nombre de vos salves inutilement violente- passez à la publication! Je trouve pour ma part que vous en avez l’étoffe. Si non, l’aigreur prendra vite le dessus. C’est le sentiment originel de ceux qui ne se sentent pas reconnus à leur juste valeur et c’est un formidable moteur, pour peu qu’il ne fasse pas durablement son nid dans votre coeur…

  66. Cécé dit :

    … en éliminant qqs effusion mégalo et qqs images sybillines pour ne pas dire incohérente à mon sens, pour être parfaitement complet. Mais l’énergie créatrice est là, cher Jean Baptiste, et tout le monde ne l’a pas… Ne la galvaudait pas.

  67. Cécé dit :

    “galvaudez”, vous aurez rectifiés (ainsi que 2 pluriels…)

  68. joejane dit :

    Je viens de “visionner” le “film” (“action movie” serait plus qualifiant) livré par Monsieur Kassovitz. Il a eu raison de présenter ses excuses avant la sortie, on était au moins prévenu. J’ai alloué quelques uns de mes “cores” subalternes pour remonter le film, supprimer les conneries (l’hélico et son électro aimant, le sous marin, le skidoo volant), modifier la bande son (même la V.O. est atroce, notamment Depardieu avec l’accent chateau-russe), créer des scènes en 3D (des machinimas pour l’instant, pour tester la dynamique d’ensemble).

    A bientôt sur l’underbahn,

    JoeJane et ses “cores” subalternes

  69. karim dit :

    je viens de voir le film et je trouve la fin un peu nul je m attendais pas a ce qu’il cemarie

  70. nounours'frag dit :

    Je trouve ca bizare de faire tout un debat sur la qualitée de l’adaptation de babylone babies en film par kasovitz alors qu’il dit lui meme que ce n’est pas une adaptation car pour lui cela aurait été imposible.

    (a ceux qui on dit qu’il y avait des livre adaptées en film qui n’était pas des échecs et qu’ils citent “dune” je ne crois vraiment pas qu’il on lu dune (et pas seulement que les 2 premiere tant qu’a faire)

    J’ai été voir babylone ad , je n’ai pas lu babylone babies donc je ne donne mon avis QUE sur le film.
    Et je l’ai trouvé bien car je ne m’attendai pas a un film d’une profondeur extreme sur les derive du XXIe siecle ou d’autre chose mais juste a voir un film dans un futur apocalyptique . Alors a part la fin et le fait qu’il n’y ai pas vraiment de scenario je l’ai trouvé bien , en meme temps le manque de scenario ca c’est pour 70% des film qui sortent au cinema.

    je trouve aussi marant que tout le monde en mette” plein la geule” au cinema francais , mais quand je vois la plupart des film americain qui sont dans les premiers au box office US ou parfois Francais (hulk , 4fille pour un jean , kung fu panda)

    Une autre chose que je trouve drole c’est qu’il n’y a ici que des pseudo intelectuelle ou intelectuelle , a croire que ceux qui on lu ce livre on tous une haute estime de soi , non car vraiment quand on voit ce que vous ecrivez , ca fout la trouille . Non il n’y a pas que des gens comme vous qui aime la literature (principalement dune pour moi et d’autre oeuvre de sf)

    Vous vous demandiez si le film allait attirer de nouveau lecteur de babylone babies , pour ma part je pense que je vais bientot lire ce livre , pour voir a quoi vraiment ca resemble , mais je sais qu’il n’y aura pas (a part la situation apocalyptique du monde) trop de raport avec le film.

    Serieusement je trouve ca dommage la voie de vin diesel , c’elle d’avant etait bien mieux (pitch black etc)

    ” Dantec est à “la” fois trop Américain pour les (petits) lecteurs Européens, mais il est vraiment trop Européen pour un Producteur d’Hollywood. ”
    Ca ca ma bien fait rire (petit lecteurs européens) j’adore les americain non serieusement , leur show politique (feux d’artifice ,vente de badge obama ou Mccain) , leur cinema (hulk (oui jadore hulk *_*)) leur facon de pensée , (bien sur ca ne se limite pas a ca , heureusement)
    Mais ca ma vraiment fait rire mais aussi pitié pour celui qui disait ca a la fin , car decidement je ne me considere pas comme petit lecteur et pourtant europpéen.

    Je voulais enfin dire que ceux qui s’atendait vraiment a ce qu’une oeuvre literaire soit “bien” adaptée en film , qu’il ne lise pas de livre ou alors qu’il les lisent a l’envers , je n’ai jamais vue un film adaptée d’un livre correspondre a l’esprit du livre ou meme etre fidèle , mais bon d’après ce que j’ai compris personne ne s’y attendait c’est pourquoi j’ai du mal a comprendre l’acharenement de certain sur m. kasovitz ou sur ce film car c’est inspirée de l’univers du livre et non pas adpatée du livre , c’est lui qui le dit et non moi.

    désolé pour les fautes…

  71. Samuel Gourio dit :

    La lenteur de la production (le projet de MK existe depuis fin 2003) n’était pas un indice de succès artistique.
    Cette histoire pourrait être nommée : Les aventures de MK dans les griffes du Renard californien.
    Attendre de sa part un chef-d’oeuvre type Blade runner aurait été une idiotie.
    Par contre, à voir ses réalisations précédentes : La haine surtout mais aussi Les rivières pourpres, il était légitime de compter sur un bon film d’anticipation, basé sur Babylon babies. Puis les agents du Renard californien s’emparèrent du tournage pour fabriquer une machine à billets verts. Dès lors le “pitch” du film tint en quelques lignes simplifiées pour entrer facilement dans le crâne épais et la cervelle faible d’un pigiste de Technikart ou de Libération ou d’un ado nord-américain tout juste capable à quinze ans de déchiffrer des dialogues de comics bas de gamme. Les agents tranchèrent donc à la hache dans le roman. Ils ne se privèrent pas de ce droit du dernier homme. Las, ils avaient acquis les droits en totalité donc avec tout pouvoir de “rewriting” du scénario. Le résultat : Toorop est devenu un mercenaire tatoué au vocabulaire limité : Dantec avait imaginé un guerrier lettré, intelligent, sensible à la beauté et à la poésie. Marie Zorn a “disparu”. Aurora est une hybride humaine-machine omnisciente et invulnérable. L’IA Joe-Jane est passée à la trape. Darquandier le chercheur passioné a muté en Frankenstein futuriste. Gorchkov devenu Gorsky a perdu sa collection de missiles dans un entrepôt, a miraculeusement guéri et gagné en vulgarité ce qu’il a perdu en caractère inquiétant.
    Nous obtenons un film d’action pour bourins avec quelques plans très réussis (grâce Thierry Arbogast directeur de la photo aussi pour Besson sur Nikita et Léon ?). Fallait-il absolument mettre au moins 60 millions de billets verts pour en arriver là ?

    Vivement la sortie du prochain roman de Maurice G. Dantec !

    Have a nice night !

  72. Anne Claire dit :

    Vous êtes un peu durs et ne tirons pas sur l’ambulance (Kasso est le premier à trouver que son film ressemble à un épisode de 24h, belle auto-critique.) Moi j’ai adoré l’avion Coca-Cola Zero (idée prémonitoire?)

    Et oui Jean-Baptiste est un guerrier de la Lumière, alors please, respect!

  73. Machine dit :

    Réponse de Machine à la Superstar sans Velvet sur le zinc de la Factory : -Ultra, la France n’a plus de mystique, ou bien celle, indigente, de devenir un musée.

    Le film?, décevant; une évidence. Turbo Diesel n’était pas un si mauvais choix, encore fallu-t-il savoir le diriger.
    Pour ma part j’ai cru voir une sorte de James Bond Trash, donc sans sa Majesté… aucune. Un genre de Mission Impossible futuriste… autant pour MK. 60 briques c’est trop lourd, ça pèse sur l’imaginaire.

    “Et Ron Hubbard fut le prolongateur naturel de l’oeuvre de Van Vogt ?”
    hahaha Erwin, inspiration Houellebecquienne?

    Pour le blabla, cher lecteurs du TDO et autres, méditez tout de même ce qui vous a été dit, car la structure, décrite girardienne par l’un, des mimétismes prend une couleur d’allégeances tribales par trop terrienne.

    A Nounours : Orange Mécanique, Fahrenheit 451, Fight Club, Gatsby le magnifique, Les Raisins de la Colère… éventuellement un Roots ou un Noces Barbares… Kurosawa ou Orson Welles avec Shakespeare…

    Pour une adaptation des Racines…? Faudrait demander à ce gros con de Jeunet… ce qu’est terrible : y s’rait cap de faire mieux que MK… (j’pense à Delicatessen et Alien.)

    Que voulez-vous, un Gance, un Murnau, un Lang… une vision… ça ne court pas les plateaux ni même les rues de nos jours !

    La voix de Toorop (en VF) et le rap ! Non décidément.

    Au bout du compte je préfère l’adaptation à la Lynch de la Sirène.

  74. Dogann dit :

    Babylon A.D. est à Babylon Babies ce que les Miséroïdes des Inconnus sont aux Misérables.

    Ayant lu Babylon Babies il y a maintenant plus d’un an et demi, j’admets qu’il soit possible que certains éléments du livre de Maurice Dantec puisse m’avoir quelque peu échappés. De plus, Babylon Babies n’est pas mon livre préféré de Dantec. N’empêche, il m’a bien semblé en allant
    voir dimanche dernier Babylon A.D. que ce film ne présente qu’une caricature grotesque du livre.

    Les premières minutes du film, du réveil de Toorop jusqu’à sa rencontre avec Aurora (Marie Zorn) ne semblent être qu’une longue blague. Où sont les plaines d’Asie Centrale ? Que fait Toorop dans cet appartement aménagé par des débutants accessoiristes ? Quelle est la situation du pays où il se trouve ? On ne comprend rien. Ah si, Toorop sort dans la rue pour récupérer de l’argent qu’il s’est fait voler, puis il se fait du bon lapin, regarde la télé du futur sponsorisée par Google, puis règle ses comptes à un copain sans se faire égratigner par les 30 autres gars qui l’escortent.

    Puis voilà l’entretien avec Gorski. Depardieu ne joue pas spécialement mal son personnage, mais il est simplement ridicule. Que vient-il faire ici pour jouer le gros mafieux post-communiste ? C’est pitoyable. Il fallait prendre quelqu’un avec une vraie gueule de mafieux russe, pas un
    gros frenchouillard au nez pastiche à pustules !

    Un peu d’excentricité avec une voiture hélico-tractée pour amener notre Toorop devant un monastère style Petra jordanien de la steppe où se trouve planqué… devinez qui ? Marie Zorn ! Enfin c’est d’abord soeur Michelle Yeoh qui se pointe pour lui faire la morale.

    Petit point sur le personnage de Michelle Yeoh ? Qu’apporte-t-il à l’histoire réellement ? Rien du tout. Si l’on voulait une femme guerrière, pourquoi ne pas avoir respecté le livre de Dantec et pris l’ancien espionne israélienne ? Le fait que Michelle Yeoh joue le rôle de la mère adoptive d’Aurora apporte quoi ? Rien du tout, au contraire,
    on ne comprend pas son positionnement par rapport à la secte, et elle meurt comme une malpropre à la fin. Sa mort ne fait ni chaud ni froid à personne, et surtout pas au spectateur.

    Passons à la suite : la scène de la foule, du tigre et de l’explosion.
    Rien d’extraordinaire. Ca passe.
    Séquence dans le train, on commence à comprendre un peu qui est Aurora.

    Nous voici je ne sais où dans un lieu où l’on se bagarre fortement et où notre Han Solo va se chercher son Lando Calrissian… oups excusez moi, j’ai fait erreur, mais désolé cette séquence m’a fait croire un instant que j’étais dans Star Wars : le sage mystique (la religieuse) à besoin
    d’un passeur (Toorop) pour sauver la planète accompagné de son jeune disciple aux pouvoirs surprenants encore inconnus (Aurora). Les voilà dans un bar où une bagarre éclate… bref vous connaissez le topo.

    Bon, la scène n’est pas si mal en tant que tel, je me demande juste pourquoi ne pas l’avoir mise plutôt à Montréal dans l’univers de la guerre des gangs. Cela aurait été plus judicieux et plus intéressant pour l’équilibre du film. Par contre, décidement ça me colle à la peau,
    lorsque les yamakasis suivent leur chef et Aurora en faisant des roulades par terre, je n’ai pas pu m’empêcher de les voir en droides roulants tout droit tirés de la Menace Fantôme…

    Passons pour arriver finalement à la première séquence émotion du film : la scène du sous-marin.
    A part le fait qu’elle soit complètement irréaliste, je la trouve plutôt bien faite car elle peut d’un point de vue visuel faire comprendre plusieurs choses sur l’univers qui est décrit (tensions géopolitiques, désespoir des réfugiés, violence…). De plus, Mélanie Thierry joue bien, et je trouve qu’elle aurait pu faire une interprétation convaincante de Marie Zorn… dommage qu’on lui ait demandé de jouer une “Aurora”.
    Soudain, dans le sous-marin le copain de Toorop a des doutes et se dit que peut-être… Aurora transporte un virus.
    Franchement, cette histoire de virus va durer deux minutes dans le film alors que je me souviens avec plaisir du jeu extrêmement long dans le livre autour de ce que transporte vraiment Marie Zorn. Que ça soit en Asie Centrale, les mafieux, ou Toorop lui-même qui jusqu’à la fin cherchera à comprendre, je trouve que le film n’en fait pas grand cas.
    Oui c’est peut-être un virus, mais bon peu importe, et en fait c’est des X-men. (J’aurai peut-être dû allé voir le dernier Batman finalement).

    Bon, une petite scène sportive dans la glace, tout ça pour une trahison, avant d’avoir une jolie séquence près de la tente igloo avec une aurore boréale.

    Eh bien… on a fait le tour je crois. Ah bon, c’est pas fini ?
    Bah si, c’est fini les amis. Puisqu’à New York il ne se passe rien. C’est juste l’heure de l’entracte publicitaire. Merci Coca-Cola et Motorola, grâce à vous on a plein d’effets spéciaux et pas de scénario ! Kassovitz nous la joue Blade Runner à deux francs cinquante… patientez un peu vous allez bientôt avoir Matrix pour un euro vingt !
    Bon la suite est pitoyable. Alors qu’ils vont droit au suicide, Toorop et Michelle déclenche une guerre entre les motards et la secte. Et puis Toorop meurt. C’est Mélanie qui le tue pour le sauver.
    Et voilà en trois minutes de baston et de flammes sont expédiées une bonne centaine de pages du bouquin. Je ne comprends pas. C’est tout de même pas difficile de voir que le coeur du roman est la rencontre avec Darquandier et ses potes. C’est à partir de là que la vie de Toorop change radicalement. Où est passé le huis-clos entre Marie Zorn et ses trois gardes du corps ? Où sont passés tous les délires schizophréniques et paranoïaques des uns et des autres ? Où sont les visions et les réflexions de Toorop ? Où est la scène où justement Toorop n’est plus le héros mais la victime dépassée par les événements qui rate sa mission et
    où tout explose dans l’appartement ?
    Je n’ai rien vu.
    Nous voilà avec Darquandier… Dark Vador version light. Peut-être la pire séquence du film. Je suis resté ébahi du manque de sérieux et de mise en scène de tout ce passage du roman.
    Darquandier, me semble t-il n’était pas tout seul dans son antre, il y avait des fous furieux d’informatiques (dont des jolies donzelles) et de drogues chamaniques qui sont dans un autre monde : un batiment immense où se vivent des expériences autour d’une machine à l’intelligence
    artificielle hyper-développée… et la rencontre avec un écrivain
    barré… mais là… tout est passé à la trappe. Tout !
    Le batiment, c’est deux salles à moitié vide avec quelques câbles et deux PC pour faire bonne figure, les jolies donzelles… y’en a plus, la machine intelligente, y’en a plus, les drogues utilisées comme des moyens permettant de découvrir des informations, c’est à dire utilisées
    comme des technologies,… y’en a plus… il nous reste un Darquandier pitoyable qui nous expédie Toorop dans une séquence bidon d’archives neuronales sur bandes magnétiques. Il faut regarder les trois dernières
    secondes de la vie de Toorop, mais pour cela, bien sur on vous fera un fast forward intégral juste pour vous montrer qu’on a rien d’autres à faire que de payer des monteurs à s’éclater.

    Bon, qu’est ce qui reste ? La secte dans son building type Conseil des Jedi (désolé ça me reprend…). Bon, Charlotte Rampling n’est pas mal, mais le reste de la secte n’a pas de chair, on n’y croit pas trop, ça manque de détails, de profondeur, ça semble trop lisse pour une secte multi-milliardaire qui veut sauver le monde en se faisant du fric.

    On a fini ? Toorop va faire un tour à la campagne, puis ne perds pas la foi Aurora, tes bébés vont naitre dans six mois, et moi je vais rester 6 mois au bord de la fenêtre à attendre, puis quand tu seras morte, je tirerai une larme et je finirai le film en disant que quand même sauver la planète c’est beaucoup de boulot alors on va se contenter d’élever
    des gamins.

    Cette scène finale est bidon, on dirait que Kassovitz a voulu la faire juste comme une vengeance personnelle contre ses producteurs. Vous m’avez cassé les couilles, bah je vais vous faire la fin la plus bidon de l’histoire des films d’action (même “les 3 ninjas contre-attaquent” la fin est mieux !). Mais surtout, comment peut-on finir le film sur un clin d’oeil de Vin Diesel alors que les enfants de Babylone viennent de
    naître ?? Aucun plan sur les jumeaux du futur ! Alors que se sont eux les héros de l’histoire ! C’est autour d’eux que tourne toute l’histoire. Ne pas les montrer est vraiment incompréhensible. Enfin voilà, la reine Amidala est morte, Anakin le rappeur aux pantalons baggy peut retourner se coucher.

    Je conçois que l’adaptation d’un livre soit quelque chose de très dure. Et je conçois que les producteurs aient voulu “moderniser” un peu le livre en ajoutant des éléments un peu futuristes. Mais très franchement, alors qu’il y avait tant à tirer du livre de Dantec, pourquoi inventer tant d’éléments et de scènes qui n’apportent rien de rien à l’histoire ?
    Finalement, il reste quelques petits plans par ci par là plutôt sympas, et le jeu d’actrice de Mélanie Thierry pour sauver l’histoire. Vin Diesel n’est pas nul loin de là, dommage simplement qu’on lui ait demandé de jouer un Hugo Cornellius Toorop au rabais.

    Ma chronique est terminée, je vais retourner à mon livre de chevet du moment : Grande Jonction. Deux pages de Dantec valent mieux que 90 minutes de Kassovitz…

  75. Anne Claire dit :

    ” Deux pages de Dantec valent mieux que 90 minutes de Kassovitz…”
    Très bon.

  76. Jean-Baptiste dit :

    Retour vers Cécé,

    Je tenais à vous dire qu’il y a longtemps désormais, malgré mon bien jeune âge, que l’aigreur s’est condensé en moi au point de se transformer en un poison d’une douceur démoniaque, je me délecte de tous les vices tordus et masochistes que mon esprit est en mesure d’imaginer, être reconnu ne m’intéresse pas, je n’ai, en moi même, aucune valeur, il n’y a aucune justice dans le zéro, car il est indivisible, mais je vous suis reconnaissant de vous soucier ainsi de mon pauvre cœur.

    Vous éviterez de vous parer d’une moue dubitative si je vous disais que la mégalomanie, entre bien d’autres pathologies de l’ego, la mégalomanie poussée jusqu’au pitoyable, l’incohérence jusqu’au délire, et du délire à l’ultracohérence paraphrénique, l’obscur jusqu’au fumeux, la tension vers l’absolu, que celui-ci soit ténèbres ou bien lumière, c’est le genre de tendance que l’écriture souhaite explorer au travers moi, il en est ainsi, je n’y suis pour rien, misérable, je ne fais que véhiculer des folies qui dépassent de loin la plus terrible de mes petites névroses.

    Vous n’avez encore rien vu, rien ne sera jamais parfaitement complet, mais au contraire, toujours de plus en plus incomplet, imparfait, grotesque et monstrueux.

    Une forme de carnaval apocalyptique.

    Bien à vous.

    Jean-Baptiste.

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