Les théories conspirationnistes autour du 11 septembre
Le « 9/11 Truth Movement » en perspective
par Phil Mole – Traduction de Yann Kindo – Version intégrale.
Version abrégée dans SPS n° 279, novembre 2007
Article initialement paru dans la revue Skeptic (États-Unis, Vol.12, Numéro 4, 2006)
Les thèses conspirationnistes autour du 11 septembre postulent que les attentats ne seraient pas ce que l’on croit communément – une opération terroriste liée à Al-Quaeda – mais une gigantesque manipulation opérée par un secteur du complexe militaro-industriel états-unien cherchant à faire avancer ses intérêts propres. Ces thèses sont pratiquement nées en France, avec la publication en 2002 du livre très médiatisé de Thierry Meyssan, qui expliquait qu’aucun avion ne s’était écrasé sur le Pentagone. Ces thèses ont été rapidement réfutées et décrédibilisées par une contre enquête de deux journalistes de Libération, qui montraient que le « travail » de Meyssan, libre interprétation de documents trouvés sur le Net, ne répondait même pas aux critères minimaux de la démarche journalistique, tels que l’enquête de terrain visant à confronter les différents témoignages [Le Monde Diplomatique a publié un article d’un journaliste d’extrême-gauche états-unien dénonçant le ridicule de cette nouvelle variante de la théorie du complot [reposent notamment sur une sélection partiale des sources, un rapport très particulier à la preuve et une volonté de croire qui font écho aux démarches des pseudo-sciences, nos confrères états-uniens de Skeptic [Skeptic de nous avoir autorisés à traduire et reproduire ce document, ainsi que l’’intéressante iconographie qui l’accompagne.
Y. K.

À l’hôtel « Hyatt Regency O’Hare », près de Chicago, une foule de près de 400 personnes est réunie en cette agréable soirée d’été. Certains sont âgés, certains sont jeunes. Certains sont habillés de tee-shirts hippies colorés, alors que d’autres portent des chemises de soirée et des pantalons, mais la plupart d’entre eux ont l’air enjoués et amicaux. Nous attendons tous l’ouverture de la principale salle de conférence et le début de la session de la soirée, la première de tout un cycle de conférences qui s’étale sur tout le week-end. Nous patientons en jetant un œil sur les stands de matériel en vente : des exemplaires en DVD du film de Michael Moore Fahrenheit 9-11, du documentaire contre Karl Rove Bush’s brain [Wal Mart : The High Cost of Low Price.
Il n’y a là rien de particulièrement inhabituel, puisque tous ces documents sont en vente dans n’importe quelle librairie ou autre magasin près de chez vous. Mais, à ce moment, alors que les portes de la grande salle sont sur le point de s’ouvrir, un participant anxieux tente de lancer un slogan : « 9-11 was an Inside Job » [= « Les attentats du 11 septembre ont une origine intérieure aux États-Unis »]. Quelques personnes se joignent à lui, avant qu’un autre participant ne lui rétorque assez énergiquement : « Mais ça, on le sait déjà ! ».
Le week-end de conférences est la réunion à Chicago de 911truth.org, une des organisations les plus visibles à l’intérieur d’une coalition plus large connue sous le nom de « 9-11 Truth Movement », et la plupart des gens à l’intérieur de cette foule croient que le gouvernement des États-Unis a planifié et orchestré les attaques terroristes du 11 septembre 2001. L’affirmation : « On le sait déjà » résume bien l’attitude des participants à l’égard des données exposées au cours des conférences. Beaucoup d’entre eux ne semblent pas être à la recherche de nouvelles informations qui déboucheraient sur une compréhension plus exacte des événements du 11 septembre. Une personne assise près de moi l’admet : « On connaît déjà tous ces trucs ; nous sommes ici pour confirmer ce que nous savons déjà ». La conférence est un moyen pour les participants de souder leur identité de groupe, et d’essayer de diffuser leur message auprès de ceux qui, aux États-Unis et ailleurs, croient la « version officielle » des événements du 11 septembre.
En tant que personne qui ne partage pas les vues du 9/11 Truth Movement, j’ai un autre objectif. Je veux entendre leurs arguments et examiner leurs preuves, et comprendre les raisons pour lesquelles tant de personnes sympathiques et par ailleurs intelligentes sont convaincues que le gouvernement des États-Unis a planifié le meurtre de près de 3 000 de ses propres citoyens.
L’effondrement des bâtiments 1 et 2 du World Trade Center
Quand la plupart d’entre nous se remémorent les événements du 11 septembre, nous pensons à l’image de ces deux – pourtant apparemment indestructibles – tours du World Trade Center en train de s’effondrer au sol. Sans surprise, leur effondrement est aussi une question centrale pour le 9/11 Truth Movement. Une grande majorité des discussions et du matériel de propagande de l’organisation est relative à la chute des Bâtiments 1 et 2. Mais, comme ce matériel le montre, 911truth.org ne croit pas la version officielle selon laquelle les dommages décisifs infligés au WTC se sont produits lorsque deux avions détournés par des terroristes se sont écrasés sur les tours. Au lieu de cela, ils prétendent que les tours sont tombées suite à une démolition contrôlée, planifiée au préalable par le gouvernement des États-Unis.
Pourquoi pensent-ils une chose pareille ? Une raison essentielle semble être le fait que l’effondrement des tours ressemble au produit d’une démolition contrôlée. Puisqu’il n’y a pas de résistance structurelle à la gravité lors d’une démolition contrôlée, le bâtiment s’effondre directement sur ses propres bases, chaque étage venant brutalement atterrir sur celui de dessous à une vitesse approchant celle de la chute libre. De nombreux intervenants à la conférence de l’hôtel Hyatt comparaient des vidéos de l’effondrement des tours avec des vidéos de démolitions contrôlées connues, pointant les ressemblances tant au niveau de l’apparence que de la vitesse de la chute. 911truth.org affirme que si elle avait été effectivement heurtée par un avion, la structure métallique des bâtiments du WTC aurait dû fournir au moins une résistance minimale au poids des étages supérieurs, obligeant la structure en chute à culbuter d’un côté plutôt que de s’écraser tout droit vers le bas. Ils expliquent ensuite que les incendies causés par le carburant en feu provenant des avions qui s’étaient écrasés n’ont pas pu provoquer l’effondrement puisque le carburant des avions brûle à une température de 1500 degrés Fahrenheit [816 ° Celsius] [5], alors que pas moins de 2800° Fahrenheit [1538° Celsius] sont nécessaires pour faire fondre l’acier. David Heller développe cet argument dans un article diffusé à une large échelle :
« La version officielle prétend que les incendies ont affaibli les bâtiments. Le carburant des avions a soi-disant brûlé à une telle température qu’il a fait fondre les colonnes d’acier qui soutiennent le bâtiment. Mais les gratte-ciels à structure métallique ne se sont jamais effondrés du fait d’un incendie, car ils sont faits d’un acier qui ne fond pas en dessous de 2750° Fahrenheit. Aucun carburant, pas même celui d’un avion, qui est en fait du kérosène raffiné, ne produira une température supérieure à 1500° Fahrenheit. » [6]
Puisque le carburant d’un avion en combustion n’est pas assez chaud pour faire fondre l’acier, les récits selon lesquels de l’acier fondu a été trouvé à Ground Zero amènent les conspirationnistes à conclure qu’une autre substance incendiaire a dû être introduite.

La zone encerclée montre les prétendus « squibs », en réalité de l’air comprimé par la chute du bâtiment.
Enfin, un certain nombre de leaders du mouvement affirment que des « squibs » de démolition peuvent être observés sur des vidéos de la chute du WTC juste avant et au moment où les tours commencent à tomber. Dans le jargon des professionnels de la démolition, un « squib » est un dispositif explosif utilisé pour affaiblir la structure d’un bâtiment pendant une démolition contrôlée. Plusieurs intervenants à la conférence pointaient de petites giclées de débris pulvérisés horizontalement lors de la chute, et les identifiaient comme des « squibs » mis à feu en secret pour faire tomber les bâtiments.
Que penser de ces allégations ?
Tout d’abord, examinons les aspects semblables de l’effondrement des tours du World Trade Center et de l’effondrement de bâtiments détruits lors de démolitions planifiées. Dans les démolitions contrôlées, les charges explosives affaiblissent ou brisent tous les points porteurs de la structure en même temps. Par conséquent, une fois que la chute commence, toutes les parties du bâtiment sont simultanément en mouvement, en chute libre vers le sol. Pourtant, ce n’est pas du tout ce qui s’est passé lors de la chute des bâtiments du WTC. Regardez attentivement les films des chutes, et vous constaterez que les parties des bâtiments situées au dessus des points d’impact des avions commencent à tomber d’abord, alors que les parties les plus basses des bâtiments ne sont d’abord pas ébranlées. Les parties des tours situées en dessous du point d’impact ne commencent à tomber que lorsque les étages supérieurs se sont effondrés sur eux. Ce n’est pas ce à quoi l’on s’attendrait si les tours s’étaient effondrées du fait d’une démolition contrôlée, mais c’est exactement ce à quoi il faut s’attendre si l’effondrement est la conséquence des dégâts causés par l’impact des avions et par les incendies consécutifs. Un théoricien du complot pourrait répliquer que les bâtiments ont été équipés en explosifs pour commencer à tomber par le haut d’abord, mais quelles sont les chances pour que ceux qui ont planifié une démolition si compliquée soient capables de prévoir les endroits exacts où les avions viendraient heurter les tours, et donc de préparer les tours pour qu’elles commencent à s’effondrer précisément à cet endroit ?
De plus, les images de l’effondrement de la Tour Sud, ou Bâtiment 2, montrent que la tour n’est pas tombée tout droit, à la manière des chutes caractéristiques de la tour Nord et des bâtiment rasés lors d’une démolition contrôlée. Au contraire, la tour a penché dans la direction du point d’impact avant de commencer à s’écrouler vers le bas, avec la partie supérieure du bâtiment inclinée de manière à former un angle. La différence entre les deux effondrements peut s’expliquer par la manière dont chaque avion a heurté les bâtiments. Le premier avion a touché la tour Nord (Bâtiment 1) entre les 94e et 98e étages, et l’a heurté de plein fouet, s’encastrant quasiment directement jusqu’au cœur du bâtiment. Le deuxième avion a heurté la tour Sud entre les 74e et 78e étages, mais s’est encastré de biais, endommageant gravement tout le coin nord-est du bâtiment [7]. Comparée à la tour Nord, la tour Sud a subi des dommages qui étaient à la fois moins également répartis et nettement plus bas dans la structure, obligeant le point affaibli à supporter plus de poids de la partie supérieure que le point de crash correspondant sur la tour Nord. Ceci explique à la fois l’inclinaison du bâtiment lorsqu’il est tombé du côté du point affaibli, et le fait que la tour Sud soit tombée la première alors qu’elle avait été touchée après la tour Nord. Encore une fois, ce scénario prend tout son sens si les bâtiments sont tombés à cause des dommages causés par les crashs des avions, mais n’en a pas beaucoup si les bâtiments sont tombés du fait d’une démolition planifiée.
Le 9/11 Truth Movement affirme ou sous-entend souvent que l’acier à dû fondre pour que la structure s’effondre à la vitesse d’une chute libre. Alors que leurs estimations de la température de l’incendie du WTC varient, la plupart d’entre eux sont d’accord pour dire que la température a probablement atteint 1000° Fahrenheit [538° Celsius] et peut être dépassé les 1800° [982° Celsius]. Des flammes de cette températures seraient en peu en dessous des près de 2800°F [1537°C] nécessaires pour faire fondre l’acier, mais elles auraient été suffisantes pour profondément réduire l’intégrité structurelle du métal. Les meilleures estimations scientifiques nous apprennent que l’acier perd 50 % de sa résistance à 650°C et peut perdre jusqu’à 90 % de sa résistance à des températures de 980°C [La structure originale des tours du WTC a amplifié les problèmes posés par l’affaiblissement de l’acier. Les tours avaient une façade légère composée de tubes verticaux liés entre eux par une ossature légère constituée de 244 colonnes extérieures en acier ; il s’agissait donc d’un maillage comprenant 95 % de vide [Qu’en est-il de l’« acier fondu », qui selon les conspirationnistes était présent sur Ground Zero ? L’article très populaire de Steven Jones cite plusieurs sources orales évoquant de l’acier fondu coulant ou agrégé ayant été retrouvé à Ground Zero [12]. Pour beaucoup de gens, n’importe quel métal grisâtre ressemble suffisamment à de l’acier pour être appelé « acier » dans le langage courant. Pour établir effectivement que le matériau en question est de l’acier, nous avons besoin des résultats d’une analyse en laboratoire utilisant l’Absorption Atomique (AA) ou un autre test fiable. Il semble beaucoup plus probable que le métal vu par les nettoyeurs ait été de l’aluminium, un composant de la structure du WTC qui fond à une température bien plus basse que l’acier et qui lui ressemble beaucoup à première vue. Quant aux « squibs » que les conspirationnistes disent apercevoir sur les vidéos de l’effondrement du WTC, il s’agit de panaches de fumée et de débris éjectés des bâtiments par l’intense pression liée aux millions de tonnes de tours en chute (voir Figure 1). Les vidéos de l’effondrement du WTC montrent que ces panaches n’apparaissent qu’après que les tours ont commencé à tomber et leur intensité augmente au fur et à mesure de la chute – ce n’est pas le genre de scénario auquel on peut s’attendre si les panaches étaient des explosions provoquées pour faire s’effondrer les bâtiments.
L’effondrement du bâtiment 7 du WTC
« Pas si vite ! », pourrait répliquer le 9/11 Truth Movement. Comment expliquez-vous l’effondrement du Bâtiment 7 du WTC, qui n’a pas été heurté par un avion ? De nombreux conspirationnistes à propos du 11 septembre prétendent que la chute du bâtiment à à peu près 17h20, le 11 septembre, n’aurait pas pu avoir lieu si celui-ci n’avait pas été préparé pour une démolition. Les conspirationnistes partent de l’idée selon laquelle les dégâts subis par le bâtiment 7 au cours de l’attaque n’ont pas pu être suffisants pour provoquer un effondrement. Le site wtc7.net affirme que « des incendies ont été observés dans le bâtiment 7 avant son effondrement, mais ils étaient isolés dans de petites parties du bâtiment et étaient minuscules comparés à ceux des autres bâtiments. ». Ils affirment ensuite que tous les dommages causés par des débris en chute provenant des bâtiments 1 et 2 auraient dû être symétriques pour déclencher l’effondrement brutal du WTC7 [13]
Ces arguments ne font que révéler les présupposés de leurs auteurs. Tout d’abord, les incendies qui ont éclaté dans le WTC7 étaient très étendus, comme le montre la Figure 3. La raison pour laquelle cela n’est pas évident dans les exposés et les documentaires présentés par le 9/11 Truth Movement est qu’ils tendent à uniquement montrer la face Nord du bâtiment, faisant apparaître par ce biais le bâtiment comme bien moins ravagé par les flammes et structurellement endommagé qu’il ne l’était en réalité (voir Figure 4). Le pompier Richard Banaciski pointe la différence d’aspect entre les côtés Nord et Sud du bâtiment dans son propre compte-rendu :
« On nous a dit d’aller entre Greenwich et Vesey pour voir ce qui s’y passait. On y est donc allés, et sur les faces Nord et Est du bâtiment 7, on aurait dit qu’il n’y avait presque aucun dégât, mais si on regardait ensuite la face Sud, on voyait quelque chose comme un trou haut de 20 étages dans le bâtiment, avec du feu sur plusieurs d’entre eux » [Les sauveteurs à Ground Zero ont réalisé dès 15h00 le 11 septembre que les dégâts importants causés à la partie basse du WTC7 provoqueraient son effondrement, un fait qui est évoqué dans les informations télévisées du moment [Loose Change affirment que le WTC7 « s’est effondré verticalement, en un amas pratique », la vérité est que le tas de débris représentait une hauteur de 12 étages, sur 150 mètres, loin de l’« amas pratique » décrit par les conspirationnistes [16].
Pour ceux qui croient que la chute du bâtiment 7 était due à une démolition contrôlée, certaines des « preuves » les plus significatives proviennent apparemment de la prétendue « confession » du bailleur du WTC, Larry Silverstein, selon laquelle il a autorisé la destruction de la tour. La citation en question provient d’un programme télévisé de PBS datant de septembre 2002, intitulé America Rebuilds, et dans lequel Silverstein dit :
« Je me souviens d’avoir reçu un coup de téléphone du, heu, chef des pompiers, me disant qu’ils n’étaient pas sûrs d’être capables de contenir le feu, et j’ai répondu : « Hé bien, nous avons déjà eu une si terrible perte de vies humaines, peut être que ce qu’il y a de mieux serait de le retirer [pull it] ». Et ils ont pris cette décision de retirer [pull], et nous avons regardé le bâtiment s’écrouler » [Pour les conspirationnistes comme Alex Jones sur prisonplanet.com, cette citation semble être de la dynamite, puisqu’ils interprètent l’expression « to pull it » comme étant « dans le jargon de l’industrie le terme utilisé pour l’idée de faire s’écrouler un bâtiment à l’aide d’explosifs » [18]. Silverstein semble donc dire que lui et les pompiers ont décide de détruire le bâtiment 7, et l’ont regardé s’écrouler après qu’il ait autorisé la démolition. Les conspirationnistes prolongent ainsi leur argumentation : aucun bâtiment ne pouvant être détruit si rapidement, le WTC7 a dû être préparé pour cela longtemps à l’avance.
Si l’on y regarde de plus près, cette preuve paraît-il dévastatrice ne semble pas signifier ce que croit le 9/11 Truth Movement. On est loin d’un accord unanime dans l’industrie sur le fait que l’expression « pull it » ferait toujours référence à une démolition contrôlée – des expressions plus précises comme « pull away » seraient plutôt utilisées pour désigner ce type d’opération à conduire [« Dans l’après-midi un 11 septembre, Mr Silverstein a parlé au chef des pompiers sur le site du bâtiment 7 du World Trade Center. Le chef a dit à Mr Silvertsein qu’il y avait plusieurs pompiers en train d’essayer de contenir le feu à l’intérieur du bâtiment. Mr Silverstein a exprimé l’opinion selon laquelle la chose la plus importante était de garantir la sécurité des pompiers, y compris au besoin en les évacuant hors du bâtiment.
Plus tard dans la journée, le chef a ordonné le retrait des pompiers hors du bâtiment et celui-ci s’est effondré à 17h20. Aucune vie n’a été perdue dans le bâtiment 7 du World Trade Center le 11 septembre 2001.
Comme signalé auparavant, quand Mr Silverstein a rapporté ces événements pour un documentaire télévisé, il a dit : “J’ai dit : vous savez, nous avons déjà eu une si terrible perte de vies humaines, peut être que ce qu’il y a de mieux serait de le retirer [pull it]”. Mr McQuillan a expliqué que, par « le » [it], Mr Silverstein faisait référence au groupe de pompiers qui était encore à l’intérieur du bâtiment (souligné par nous) » [La réponse de MCQuillan précise aussi que les pompiers étaient présents dans le WTC7 pour évacuer les résidents, et ont travaillé sur le site jusque tard dans l’après-midi et peu avant que l’effondrement ne se produise. Il y a en fait de nombreuses preuves montrant que les pompiers étaient présents dans et autour du WTC7, pour des missions de secours et d’évacuation, jusqu’à un moment avancé de la journée du 11 septembre. Selon le chef pompier Daniel Nigro :
« La plus importante décision d’action à entreprendre cette après-midi là était liée au fait que la chute [des tours du WTC] avait endommagé WTC7…. Il y avait de très importants incendies, sur de nombreux niveaux, et j’ai ordonné l’évacuation sur une zone suffisante pour protéger nos hommes d’équipe, de telle sorte que nous avons dû abandonner des tâches de secours qui étaient en cours à ce moment (souligné par nous) et faire reculer les gens suffisamment loin pour que si le WTC7 tombe, nous ne perdions plus de vie. Nous avons continué à agir comme nous le pouvions à cette distance, et, à peu près une heure et demie après que cet ordre eut été donné, à 17h30, le World Trade Center s’est complètement effondré » [21].
Un autre secouriste ajoute que « de terribles, vraiment terribles incendies se propageaient. Finalement, ils nous ont retirés [pulled us out] (soulignés par nous) » [22]. Les témoignages de première main à propos des opérations de secours sur le WTC7 construisent une version cohérente, et la dernière citation utilise également le mot « pull » pour décrire le retrait des pompiers des environs du bâtiment, exactement à la manière du récit de McQuillan. De fait, il y a une large concordance entre la réponse de McQuillan et les témoignages de pompiers, autour notamment des faits suivants : a) des pompiers étaient bien dans la zone du WTC7 le 11 septembre ; b) leurs actions incluaient des missions de secours et d’évacuation ; c) les pompiers sont restés aux alentours du WTC7 jusque tard dans l’après-midi du 11 septembre ; d) les pompiers ont réalisé vers 15h00 le 11 septembre que le WTC7 allait probablement s’effondrer ; et e) les pompiers se sont retirés de bâtiment peu après avoir compris cela, et ont regardé le bâtiment s’effondrer à à peu près 17h20. Malgré les objections des conspirationnistes, la « version officielle » est à la fois logique, cohérente et soutenue par des preuves.
Au contraire, la version avancée par le 9/11 Truth Movement est criblée de lacunes. Elle prétend que Larry Silverstein a fait détruire le bâtiment 7 du World Trade Center, probablement pour réclamer d’importantes sommes à sa compagnie d’assurance. Mais si tel avait été le cas, pourquoi révèlerait-il au monde son complot dans une émission de PBS ? De plus, quel lien aurait Larry Silverstein avec le gouvernement des Etats-Unis, qui, selon les conspirationnistes, a détruit les bâtiments du WTC dans le but de provoquer par la panique l’acceptation par les citoyens d’un état policier [24] ? La stratégie du gouvernement apparaît très inconstante dans la version du Truth Movement – tuer près de 3000 personnes dans la destruction des deux tours principales, tout en offrant tout un après midi aux occupants du bâtiment 7 pour pouvoir s’échapper. Nous devrions aussi remarquer que le complot du 11 septembre apparaît inutilement compliqué, puisque le bâtiment a été miné en vue d’une démolition contrôlée et pris pour cible par des avions – pourquoi ne pas avoir simplement mis en œuvre la démolition contrôlée, laissé les avions de côté et faire accuser des terroristes de leur choix ?
À gauche, l’image de l’immeuble WT7 souvent montrée par les partisans du 9/11Truth Movement pour prouver les faibles dommages du bâtiment. À droite, le même immeuble vu de l’autre côté et montrant les dommages structurels réels.
Il y a également le problème, que même le 9/11 Truth Movement est obligé de reconnaître, qui est que préparer un bâtiment pour une démolition contrôlée nécessite beaucoup de temps et d’efforts. Généralement, un bâtiment désigné pour une démolition est abandonné depuis un bon moment et a été partiellement vidé pour permettre aux explosifs d’être en contact serré avec la structure même du bâtiment. Mais, puisque tous les bâtiments du WTC ont été pleinement occupés jusqu’au 11 septembre, comment le gouvernement a-t-il pu trouver un accès nécessaire à la préparation des trois tours pour une démolition complète sans que personne ne remarque rien ? Imaginez ce que représente d’essayer d’installer furtivement des câbles et des bombes dans un bâtiment pendant que des milliers de gens travaillent dans les bureaux, utilisent les ascenseurs et s’activent dans les couloirs – un tel scénario est extrêmement improbable.
Le Pentagone
Beaucoup de gens dans le 9/11 Truth Movement croient que le Pentagone n’a pas été heurté par le vol 77, comme la « version officielle » le prétend. Au lieu de cela, ils croient que le gouvernement des États-Unis a d’une manière ou d’une autre organisé les destructions, peut être par l’utilisation d’une bombe ou le tir d’un missile. Cette hypothèse a d’abord attiré l’attention à travers le livre de l’auteur français Thierry Meyssan, Pentagate [L’Effroyable Imposture], qui prétend que les dommages causés au Pentagone étaient trop circonscrits pour avoir été le produit du crash d’un Boeing 757 [Loose Change prétend que le trou fait dans le Pentagone par le prétendu avion était « un trou unique, de pas plus de 16 pieds [5 mètres] de diamètre », et qu’aucun reste quelconque de l’avion n’a été retrouvé sur le site du crash [26]. Pour théâtralement soutenir cette dernière affirmation, les conspirationnistes citent le témoignage du correspondant de CNN Jamie McIntyre sur le site du crash le 11 septembre, qui affirme : « D’après mon examen du terrain, il n’y a pas d’indication d’un avion s’étant écrasé en un lieu quelconque proche du Pentagone » [27].
À la manière des arguments discutés plus hauts selon lesquels les dommages infligés au bâtiment 7 du WTC n’étaient pas suffisants pour le faire s’effondrer, les critiques relatives à la taille du trou fait par le vol 77 dans le Pentagone reposent sur un choix très sélectif de la perspective. Les conspirationnistes aiment renvoyer à des photos du Pentagone endommagé dans lesquelles le trou fait par l’avion apparaît étroit, mais aiment beaucoup moins celles dans lesquelles l’étendue complète des dégâts apparaît clairement. Certains conspirationnistes ne semblent pas non plus satisfaits de la forme du trou, qui ne correspondrait pas à celle attendue pour un crash d’avion. Mais l’idée selon laquelle l’avion aurait dû laisser dans le bâtiment une forme aisément reconnaissable est une illusion – un Boeing 757 en pleine vitesse ne laissera pas dans le bâtiment en béton une empreinte de lui-même comme un ange tombé dans la neige (contrairement à ce qui s’est passé pour les bâtiments du WTC, dont l’extérieur était largement constitué de verre, et qui ont effectivement intégré la forme de l’avion.). Et la polémique autour du fait qu’aucun reste du vol 77 n’a été retrouvé sur le site du crash est tout simplement grotesque. De nombreuses photos prises dans la zone autour du site du crash sur le Pentagone montrent clairement des débris de l’avion éparpillés. Dans un excellent article de Popular Mechanics à propos des théories du complot autour du 11 septembre, l’expert en explosions Allyn E. Kilsheimer décrit ses propres observations en tant que premier ingénieur en bâtiments à être arrivé au Pentagone après que le vol 77 se soit écrasé :
« J’ai vu les marques des ailes de l’avion sur la façade du bâtiment. J’ai ramassé des morceaux d’avion avec des identifications de la compagnie d’aviation sur eux. J’ai tenu de ma main la queue de l’avion et j’ai retrouvé la boîte noire ».
Le témoignage oculaire de Kilsheimer est soutenu par des photos de l’épave de l’avion à l’intérieur et à l‘extérieur du bâtiment. Kilsheimer ajoute : « J’ai tenu dans mes mains des morceaux des uniformes de l’équipage, avec des morceaux de corps. C’est bon, maintenant ? » [28].
Mais, s’il y a tant de preuves qu’un avion s’est écrasé sur le Pentagone, pourquoi le correspondant de CNN Jamie McIntyre rapporte-t-il qu’il n’en a trouvé aucune ? La réponse est que McIntyre n’a pas du tout dit cela, et le 9/11 Truth Movement une fois de plus manipule sélectivement les preuves pour les faire coller avec ses conclusions. Quand McIntyre a spécifié qu’aucun débris d’avion n’était visible près du Pentagone, il répondait à une question précise posée par la présentatrice de CNN Judy Anchor. Le Vol 77 s’est approché en volant très bas, et il y avait des interrogations quant au fait que l’avion ait pu toucher le sol juste avant de heurter le Pentagone. La réponse de McIntyre, quand elle est citée dans sa totalité, montre clairement qu’il était en train d’expliquer qu’il n’y avait pas de signe que l’avion avait heurté le sol avant de heurter le Pentagone, mais il ne nie absolument pas le fait que l’avion a frappé le Pentagone lui-même :
« WOODRUFF : Jamie, Aaron parlait tout à l’heure – ou l’un de nos correspondants parlait tout à l’heure – je pense – en fait c’était Bob Franken – avec un témoin qui disait qu’il semblait que le Boeing 757, l’avion de l’American, l’avion de l’American Airlines, s’est écrasé un peu avant le Pentagone. Pouvez-vous nous donner une meilleure estimation de à quel point l’avion a effectivement touché le bâtiment ?
MCINTYRE : Vous savez, cela a pu apparaître de cette manière, mais d’après mon examen du terrain, il n’y a pas d’indication d’un avion s’étant écrasé en un lieu quelconque proche du Pentagone. Le seul endroit est en fait l’endroit du bâtiment qui a été heurté (souligné par nous), et, comme je l’ai dit, les seuls morceaux visibles qui restent sont si petits que vous pouvez les ramasser avec votre main. Il n’y a pas de grands morceaux de la queue, des ailes ou du fuselage, rien de tel nulle part aux alentours, ce qui semble indiquer que l’ensemble de l’avion s’est écrasé sur le côté du Pentagone et a fait s’effondrer cette façade du bâtiment. (souligné par nous) » [29].
Remarquez que McIntyre ne remet jamais en cause le fait qu’un crash d’avion a endommagé le Pentagone, et il précise ainsi, dans une partie précédente de la retranscription faite par CNN, avoir vu plusieurs morceaux de l’engin autour du lieu du crash [Le vol 93 et autres anomalies supposées.
Le 5 avril 2006, les créateurs du documentaire conspirationniste Loose Change et leurs supporters ont décidé d’assister à la première du film United 93 [En France : Vol 93], consacré à l’avion détourné qui s’est écrasé le 11 septembre. Ils voulaient saisir cette occasion pour dénoncer de prétendus mensonges à propos de ce vol, et, selon les mots d’un participant au forum Loose Change, « mordre ces bâtards là où ça fait mal, et faire se retourner contre eux ce film sur le vol 93 [31] ». Pour beaucoup d’Américains, les passagers du Vol 93 qui ont affronté les terroristes et ont fait s’écraser l’avion avant qu’il ne puisse atteindre sa cible sont des héros, mais le 9/11 Truth Movement voit les choses différemment. Selon le théoricien du complot auquel vous vous adressez, vous apprendrez soit que le Vol 93 a atterri sans dommage, soit qu’un jet de l’armée américaine a abattu l’avion en plein vol [34]. De plus, la boîte noire du vol a enregistré la bagarre à bord avant que l’avion ne s’écrase. Les conspirationnistes se retrouvent avec une théorie non seulement sans preuve valable, mais également embrouillée. Pourquoi le même gouvernement qui a selon eux détruit le WTC aurait-il abattu le vol 93 avant qu’il ne puisse causer des dommages similaires à d’autres bâtiments ? Bien sûr, cette question présuppose une ambition de cohérence logique qui semble faire défaut au 9/11 Truth Movement.
Une autre prétendue anomalie à propos d’un vol concerne le supposé ordre de retrait donné le 11 septembre 2001 par le NORAD (North American Aerospace Defense Command) pour permettre aux avions détournés d’atteindre leur destination sans encombre. Le 9/11 Truth Movement croit que le NORAD avait la capacité de localiser et d’intercepter les avions le 11 septembre, et son échec à le faire témoigne de la conspiration gouvernementale pour permettre aux attentats de se produire. Pour étayer cette affirmation, ils prétendent que le NORAD aurait pu rapidement neutraliser les avions détournés, puisque les interceptions d’avions sont pour eux une tâche banale, avec 67 actions de ce type réalisées avant le 11 septembre [35]. De manière symptomatique, cette argumentation ne précise pas la période de temps au cours de laquelle ces interceptions ont été réalisées, ni ne nous dit si elles ont eu lieu près de grandes villes ou ailleurs, disons à des kilomètres au milieu de l’océan. Une information plus précise et plus exacte est donnée par l’article de Popular Mechanics, qui explique :
« Dans les décennies précédant le 11 septembre, le NORAD a intercepté seulement un avion civil au-dessus de l’Amérique du Nord : le jet privé du golfeur Payne Stewart, en octobre 1999. Avec les passagers et l’équipage inconscients du fait de la décompression de la cabine, le contact radio a été perdu avec l’avion, mais le contact par transpondeur a été maintenu jusqu’au crash. Mais, même ainsi, il a fallu 1 heure et 22 minutes à un F16 pour atteindre l’avion ciblé » [36].
Ce n’est pas une chose aisée et rapide que de localiser et d’intercepter un avion à la trajectoire erratique. Le personnel du NORAD doit d’abord essayer à plusieurs reprises d’établir le contact avec l’appareil pour éliminer l’hypothèse d’un problème banal, et doit ensuite contacter le personnel militaire approprié pour faire décoller rapidement des avions de combat et les diriger au bon endroit. La situation le 11 septembre était de plus compliquée par le fait que les terroristes à bord des avions détournés avaient éteint ou endommagé les radars transpondeurs. En l’absence d’un signal transpondeur permettant d’identifier les avions, chaque avion détourné n’aurait été sur les écrans du NORAD qu’un spot mouvant parmi tant d’autres, le rendant d’autant plus difficile à suivre à la trace. Ainsi, même une décision immédiate du NORAD d’intercepter l’un des avions détournés le 11 septembre aurait malgré tout nécessité un laps de temps important jusqu’à ce qu’elle soit exécutée – et ce temps n’était simplement pas disponible ce 11 septembre.
Diverses autres théories du complot se concentrent sur la supposée connaissance à l’avance par le gouvernement des attaques terroristes. Une théorie répandue suggère que le volume étonnamment élevé d’opérations de « put [Une autre théorie prétend que la FEMA [Agence Fédérale de Gestion de Urgences] est venue au World Trade Center le 10 septembre 2001, témoignant ainsi du fait que le gouvernement était au courant du désastre à venir. Cette allégation se fonde sur un témoignage de Tom Kennedy, du corps expéditionnaire du Massachusetts, qui a déclaré au présentateur de CBS Dan Rather, le 13 septembre 2001 : « Nous sommes actuellement, heu, une des premières équipes qui a été envoyée pour soutenir la ville de New York au cours de ce désastre. Nous sommes arrivés, heu, tard dans la nuit de lundi, et nous sommes entrés en action mardi matin. Et nous n’avons pas eu la possibilité avant aujourd’hui de travailler, heu, sur l’ensemble du site. [Une grande part de cet article a été consacrée aux explications données par le 9/11 Truth Movement, mais il faut remarquer que les explications qu’il ne donne pas posent tout autant problème. Je ne suis parvenu à retrouver dans aucun de leurs écrits aucune analyse sérieuse d’Al Qaeda, du terrorisme islamiste ou de l’histoire contemporaine du Moyen Orient. L’explication la plus probable de ce phénomène est que, comme la plupart de leurs compatriotes américains, une grande partie d’entre eux ne s’est jamais vraiment préoccupé du Moyen Orient avant le 11 septembre. Pourtant, il est impossible de comprendre la menace terroriste si l’on ne comprend pas comment la chute de l’empire Ottoman, la fragmentation après la deuxième Guerre Mondiale d’une grande partie du Moyen Orient en de nouvelles nations aux frontières largement arbitraires, la réaction du monde musulman à la création d’Israël, la naissance du fondamentalisme islamiste, le conflit avec et l’influence de la Russie soviétique, ainsi que la frustration face au soutien américain à Israël ont façonné l’idéologie et les ambitions de groupes comme Al Qaeda. Les groupes terroristes islamistes ont émergé dans ce contexte, et ont activement et de manière répétée pris pour cibles les intérêts américains, depuis plus de deux décennies. L’idée selon laquelle des terroristes islamistes s’en prendraient à des bâtiments états-uniens est cohérente avec des événements récents des deux dernières décennies, dont :
une attaque par la faction radicale Hezbollah de casernes de Marines au Liban en 1983.
le détournement de l’Achille Lauro en 1985 une attaque au camion piégé du World Trade Center en 1993, qui avait tué 6 personnes et blessé plus de mille.
une tentative déjouée de faire exploser 12 avions se rendant des Philippines aux États-Unis en janvier 1995.
une attaque sur les tours Khobar en Arabie Saoudite en 1996, qui a tué 19 membres du contingent états-unien et blessé une centaine d’autres.
l’explosion en 1995 des bâtiments des ambassades états-uniennes au Kenya et en Tanzanie, qui a tué 12 Américains et 200 kenyans et tanzaniens.
une tentative avortée de Ahmed Ressam d’attaquer l’aéroport international de Los Angeles fin 1999
un attentat-suicide à la bombe contre le navire U.S.S. Cole le 12 octobre 2000, qui a tué 17 marins et blessé 39 autres [Par ailleurs, il est nettement établi qu’Oussama Ben Laden a de manière répétée organisé et commandité des attentats contre les Etats-Unis. Son rôle en tant que bailleur de fonds pour d’importantes organisations terroristes et en tant que leader d’Al Qaeda est lui aussi bien établi. Ben Laden a en 1996 lancé une fatwa proclamant officiellement le jihad contre les Etats-Unis, et une seconde fatwa en 1998 spécifiait que « tuer les Américains et leurs alliés, militaires ou civils, est un devoir personnel pour chaque musulman qui est en mesure de le faire, dans n’importe quel pays dans lequel il est possible de le faire » [43].
La meilleure explication des événements du 11 septembre est que c’était alors la plus récente et la plus destructrice au sein d’une série d’attaques conduites par des terroristes islamistes radicaux, qui veulent mettre un terme à ce qu’ils estiment être une politique extérieure états-unienne malfaisante. En tant que nation, nous n’étions psychologiquement et stratégiquement pas préparés à une telle attaque, du fait de notre incapacité à reconnaître le sérieux de la menace. Malheureusement, le 9/11 Truth Movement continue à détourner son regard des vrais problèmes, préférant la consolation par l’illusion à la réalité.
Conclusion : l’attrait des théories du complot
Cet article a analysé les arguments du 9/11 Truth Movement et les a trouvés déficients. Pourtant, les 400 personnes qui assistaient à la conférence et les milliers d’autres qui soutiennent leur activité trouvent ces théories convaincantes, et la raison ne réside pas forcément dans le fait qu’ils partagent une idéologie politique commune. Sur la base de mon analyse informelle de la foule présente à la conférence à l’hôtel Hyatt, j’ai constaté que les participants semblaient provenir des deux extrêmes du spectre politique. Il y avait des représentants de la droite extrême qui récusent toute forme d’autorité au gouvernement central, et des membres de la gauche radicale qui mènent infatigablement une campagne contre ce qu’ils perçoivent comme les méfaits du capitalisme et de l’impérialisme. Il faut donc revenir à une question posée au début de cet article : pourquoi tant de gens intelligents et pleins d’avenir trouvent-ils ces théories si séduisantes ?
Il y a plusieurs réponses possibles à cette question, aucune n’excluant les autres. Une des premières et des plus évidentes est la méfiance à l’égard du gouvernement américain en général, et de l’administration Bush en particulier. Cette méfiance n’est pas totalement sans fondement. Le gouvernement américain a trompé ses citoyens à propos du véritable coût humain de la guerre du Vietnam, et s’est reposé sur des tactiques militaires qui étaient moralement discutables même du point de vue des usages guerriers. Les révélations du Watergate, du scandale Iran/Contra, et d’autres petites et grandes machinations infâmantes ont considérablement érodé la confiance du public dans le gouvernement. Vous ajoutez à cela une administration qui est entrée en fonction après l’élection la plus controversée en plus d’un siècle, qui s’est mise en marge d’accords internationaux tels que le protocole de Kyoto, qui a trompé les citoyens à propos des données scientifiques relatives au réchauffement climatique et à la recherche sur les cellules souches, qui a engagé une guerre contre l’Irak sur la base d’indigents renseignements concernant des armes de destruction massive, et qui a échoué à répondre efficacement aux effets d’un cyclone en Floride, et vous avez de solides raisons d’être suspicieux [Pourtant, il faut préciser certaines choses à propos de la suspicion. D’abord, il y a l’argument philosophique élémentaire selon lequel la suspicion en elle-même ne prouve rien. – toute théorie a besoin de preuves en sa faveur pour être prise au sérieux. Deuxièmement, les erreurs faites par notre gouvernement dans le passé sont qualitativement différentes d’une décision consciente de tuer des milliers de ses propres citoyens dans le but de justifier l’oppression d’autres. Et, plus important, il y a le fait que l’essentiel de ce que nous savons des mauvaises décisions de notre gouvernement est uniquement connu du fait de la relative transparence dans laquelle notre gouvernement opère, et de la liberté de répandre et de discuter ces informations.
La complète ironie de ce dernier point m’a frappé alors que j’étais à la conférence. Voilà un groupe de près de 400 personnes réunies pour discuter ouvertement des sales coups du gouvernement des Etats-Unis, qu’ils accusent de terribles atrocités commises dans le but de faire advenir un Etat policier. Mais si l’Amérique était un Etat policier avec de si terribles secrets à protéger, les brutes au gouvernement auraient à coup sûr donné l’assaut aux salles de conférence et arrêté les leaders du mouvement. Pourtant, même les leaders du 9/11 Truth Movement que l’on entend le plus se portent toujours à merveille, et personne à la conférence ne semblait particulièrement inquiet de représailles gouvernementales. Cela semble indiquer que, à partir d’un certain point, les conspirationnistes eux-mêmes ne semblent pas réellement croire à ce qu’ils racontent.
Une autre force des théories du complot est qu’elles sont faciles à comprendre. Comme noté précédemment, la plupart des Américains ne savaient presque rien ou ne voulaient presque rien savoir du Moyen Orient jusqu’à ce que les événements du 11 septembre ne les forcent à se pencher sur la question. (L’excellent journal satirique The Onions s’est moqué de cela avec son article intitulé « Un type du coin agit comme si il s’intéressait à l’Afghanistan depuis longtemps ») [45]. Le gros avantage des théories du 9/11 Truth Movement est qu’elles ne nécessitent aucune connaissance à propos du Moyen-Orient, ou plus généralement aucune connaissance en histoire mondiale ou en politique. Cela nous amène à un autre avantage des théories du complot : elles sont curieusement réconfortantes. Des événements chaotiques et menaçants sont difficiles à appréhender, et l’attitude à adopter pour nous protéger ne s’impose pas d’elle-même. Dans les théories du complot qui se focalisent sur une cause humaine particulière, le caractère terriblement hasardeux de l’existence se moule dans un ordre compréhensible.
Le grand écrivain Thomas Pynchon a admirablement mis en lumière cet aspect des choses dans son roman L’Arc en ciel de la gravité : « S’il y a quelque chose de réconfortant –de religieux, si vous voulez – dans la paranoïa, il y a pourtant également l’anti-paranoïa, dans laquelle rien n’est reliée à rien, un état d’esprit que peu d’entre nous peuvent tenir sur la durée » [« Ils sont très certainement impliqués ». Et pourquoi pas ? En fonction du genre de preuves avancées par les conspirationnistes, il n’y a pas de raison que les Francs-Maçons, les Illuminati Bavarois et les Sages de Sion ne soient pas impliqués dans le complot autour du 11 septembre – cela dépend uniquement de ce que vous considérez comme le plus confortable à croire. Et il semble bien que certains conspirationnistes rajoutent effectivement certains de ces ingrédients à leur mélange, comme le prouve une rumeur aussi fausse que populaire selon laquelle 4 000 juifs ont mystérieusement omis de venir travailler le 11 septembre [Le réconfort est quelque chose dont nous avions tous besoin après les événements horribles du 11 septembre, et chacun de nous est susceptible de le chercher jusqu’à un certain point. Pourtant, il n’y a pas de justification morale au fait de chercher le réconfort au détriment de la vérité, tout particulièrement si la vérité est précisément ce dont nous avons le plus besoin pour éviter les erreurs du passé. La vérité est importante pour elle-même, mais elle vaut aussi en ce qu’elle est notre seule protection face aux malfaisances de ceux qui exploitent cyniquement des quêtes de vérité pour faire progresser leurs propres ambitions. C’est notre souci de vérité qui nous pousse à critiquer notre propre gouvernement quand c’est nécessaire, et à insister pour que d’autres qui prétendent faire de même respectent les mêmes critères rigoureux en termes de preuves et d’argumentation. Le 11 septembre a été un puissant rappel de à quel point la vie et la liberté humaines sont précieuses et fragiles – c’est là le plus important reproche que l’on puisse faire à ceux qui vivraient au service de l’illusion.
Mots-clefs : 11 septembre 2001, complots, conspiracy, nine eleven
septembre 11, 2008 à 4:47
“[Le réconfort est quelque chose dont nous avions tous besoin après les événements horribles du 11 septembre, et chacun de nous est susceptible de le chercher jusqu’à un certain point.
Pourtant, il n’y a pas de justification morale au fait de chercher le réconfort au détriment de la vérité, tout particulièrement si la vérité est précisément ce dont nous avons le plus besoin pour éviter les erreurs du passé.”
Ce document très complet, non polémique, mérite effectivement d’être lu et compris dans son intégralité. Il nous sort de notre douillet confort et anesthésie – il est plus facile et moins embêtant de croire en une Amérique coupable qui règle quelques comptes chez elle que de penser que des forces terroristes déterminées sont prêtes à s’en prendre au monde entier- C’est plus facile, mais le réveil à la réalité ou vérité risque d’être un peu rude…
Et ce réveil est-il possible en France où l’on nous serine dans toutes sortes d’émissions, depuis plusieurs jours, sans que PERSONNE ne réagisse, que “ben voui, c’est les américains, les méchants qui s’explosent tous seuls !!!”
septembre 12, 2008 à 8:04
Et ce réveil est il possible ? Lorsqu’on regarde le contenu des commentaires sur le site de l’Express , mis en lien par Mr Kersan , on peut se poser la question. J’en ai les larmes aux yeux.
Merci David pour ce blog et le Ring.
Au fait vous avez remarqué que l’on ne parle nulle part dans les médias de grande envergure de Massoud ?
septembre 12, 2008 à 8:06
Voici le vrai complot :
“Selon une Étude TNS Sofres-Logica, réalisée les 9 et 10 septembre 2008, pour nouvelobs.com, “certaines personnes pensent à propos des attentats du 11 septembre 2001 qui ont frappé le World Trade Center et le Pentagone qu’ils n’auraient pas été organisés par Al-Qaida et Ben Laden, mais en fait par les Etats-Unis eux-mêmes, afin notamment de permettre la guerre en Irak”.
La question était “Vous-même, à propos des attentats du 11 septembre, pensez-vous que” :
- Al-Qaida et Ben Laden sont responsables des attentats du 11 septembre 2001 : 72%
- Ce sont les Américains eux-mêmes qui ont en fait organisé les attentats : 11%
- Sans opinion : 17%”
Depuis hier la télévision parle du révisionnisme, bizarrement les chiffres annoncés ne sont jamais les mêmes. Sinon, on nous répète à loisir que Bush a honteusement menti à propos des armes de destruction massive… Sans commentaire.
septembre 14, 2008 à 8:08
Entendu dans le PMU près de chez moi, un mix des deux réponses. Al Qaida et Ben Laden sont les commanditaires de l’attentat, et la NSA a laissé faire …
septembre 15, 2008 à 5:29
Lorsque je critiquai ce gros fat en sandales de Mickey Moore, un pote québécois me fit découvrir les films d’Alex Jones.
Un faisceau de présomption… flot d’images savamment orchestrées, ciblé, commentaires peu dialectiques… de la propagande, -chose curieuse, son réalisateur n’appartient pas un parti politique,… du marketing, -mais l’Alex ne travaille pas pour une agence de comm’, de la rumeur enfin : l’arme du nihiliste contemporain et du lâche.
Toutefois, comme ce qui n’est qu’une rumeur peut parfois révéler quelque chose de vrai, je vous dirai que ma « croyance » conçoit un certain opportunisme politique pas véritablement bienveillant à l’égard du genre humain. L’esprit peut trouver dans cette conception un certain confort… mais l’Histoire ne réussissant à démentir l’assertion j’ajouterai avec aisance que la raison, pas plus que le cœur*, n’y sont en agréable séjour. L’esprit n’ignore pas de l’humain l’étrange envie de sacrifice ; n’est-ce pas ?
*m’est avis, entre autre considérations connues sur le siège des humeurs, que ces conspirationnistes colériques pourraient faire d’excellents cardiaques, s’ils n’éprouvaient quelque jouissance morbide, hargneuse comme celle qui bave des lèvres de quelque militant anti-corrida lorsqu’il décrit un matador que piétine un taureau. Ces gens ont perdu le sens du tragique ; ils l’enfouissent sous les considérations létales, chichiteuses sur le métal, de conspirations et complots mythiques, contes dont l’atavique, entre leurs paroles, bruisse. Leur envie de disparaître est celle de mortels qui refusent leur propre condition et qui ne connaissent pas de transcendance. Ils sont le produit d’une époque égale à elle-même, ignorants qu’ils sont pour la plupart des paternités qui nourrissent leur crime, mirent bas à leurs angoisses. Pire que tout, ce sont des convaincus. Fait que ce sont eux qui s’empressent de vous dire qu’on se console avec l’illusion, que la réalité est toute autre, que la vérité est ailleurs… Ben voyons ! Disons franchement que ces conspirationnistes prennent leurs vessies pour des lanternes. Le confort qu’ils y trouvent ?… je me demande… oui, peut-être, ou même sans aucun doute… ça tient de la pathologie en tout cas, lourde.
Ce sont de véritables négationnistes, pas au sens juridique… des nihilistes qui s’ignorent, ils sont un symptôme, une convergence virale pleine de fantômes, qui hurle et râle. Ces types sont frappés, l’ont été d’ailleurs, leur éveil a eu lieu, à n’en pas douter, le style « gueule de bois » ; c’est bien là le problème ! Drôle de réveil ! Etrange espace que le leur !, carcéral, tout en expiations, limitations, légiférant, trébuchant sur le réel et qui crie : « Transparence ! » tout en chérissant les ténèbres de paranoïaques points de vue. Les faits en pleine lumière comme des avions cisaillant les tours du WTC ça les défrisent un max, Skulls & Bones c’est plus alléchant, ça pétille sur les papilles neuronales, dans le genre « C’est pas bon mais c’est bon quand même ! », drôle de sucrerie ! L’acidité de leur propos, qu’ils voudraient corrosifs, est effectivement indigeste. Et pis ça jouit… oh c’est rien de l’écrire, ça jouit à mort exactement ; pulsionnel qu’il est le contemporain et pas qu’un peu !, dans les manières mortuaires, les façons morbides, tout un programme ! Pas que le confort de la brebis, mais des « mutins de Panurge » comme disait l’autre, des égaux tout à l’égo, du colérique festif, du Citoyen qui investigue, qui wikipédie, du jusqu’au-boutiste procédurier, infantile… des nouveaux conformistes en somme, démocrates, plus dévots encore que bigots.
septembre 15, 2008 à 8:38
Mais enfin puisque Benny vous dit qu’il n’y est pour rien …
http://en.wikinews.org/wiki/Wikileaks_obtains_10_years_of_messages,_interviews_from_Osama_bin_Laden_translated_by_CIA
octobre 1, 2008 à 1:13
Titre : Little Big Punch ou comment un astronaute ramène sur terre un arrogant dans la lune pour qui le moon-walk n’est qu’un pas de danse.
(Réponse de Buzz Aldrin à un autre même genre de conspirationniste “who know the truth”
novembre 25, 2008 à 10:32
L’article dit étudié les arguments du 9/11 Truth Movement mais pourquoi l’auteur ne parle pas de l’argument le plus dérangeant à l’encontre de la thèse offcielle à savoir la vitesse de chute des tours qui celle de la gravité?
Il existe quantité d’autres arguments qui ne sont pas démentis ou même évoquer ici.
Hormis certains arguments comme les numéros de vol bien réels où seuls des experts ont accès aux données, certaines choses peuvent être constatés par tous:
Le temps de chute des tours qui est incompatible avec la version officielle.
L’absence de réaction de l’air force face au 2nd appareil
La forme en V très net des colonnes en acier visibles sur les photos de sites du crash.
Ces éléments ne donnent pas lieu à une explication ici. Pourquoi?
novembre 26, 2008 à 8:26
Commence par formuler correctement tes phrases parce que là tu es limite incompréhensible ZeSpiole. Pour répondre simplement à ta question, pourquoi ces “éléments” ne donnent pas lieu à une explication ici ? – c’est très simple : parce qu’il n’y a aucune raison d’expliquer les projections fantasmatiques fictives d’une poignée de malades mentaux incapables d’accepter le constat d’une réalité tellement simple qu’elle en devient effrayante, tout le monde n’est pas prêt à supporter l’Apocalypse. Les personnes qui travaillent sérieusement sur le 11 septembre sont payés pour analyser et expliquer les faits, pas pour soigner les hallucinations de paranoïaques pathogènes, pour ça, il y a des cellules psychologiques d’urgence très performantes qui sont déployés en cas de traumas collectifs importants, en effet, on peut comprendre que les esprits les plus fragiles peinent à garder le contact avec le réel lorsque celui-ci devient réellement horrifiant. Là dessus, il faut souligner le fait que la capacité de persuasion des psychotiques délirants est un phénomène bien connu des psychologues, ce qui implique donc qu’un certain nombre de personnes saines mais influençables pourront facilement se laisser entrainer dans des considérations paranoïdes sans pour autant que l’on ne rencontre chez eux de caractère pathologique établi. Un travail de purgation des projections délirantes systématisés chez le sujet sain sera donc envisageable dans tous les cas où la prolifération psychotique entrainerait un comportement à risque.
novembre 27, 2008 à 10:57
justement c’est un droit légitime d’avoir les réponces a toutes les questions “toutes” surtout pour une affaire de cette envergure.
Il me semble que le déficient mental c’est toi dans l’histoire Jean-Baptiste ou plutot je devrai parler de carence mentale.
novembre 28, 2008 à 6:14
Pauvre niais de Damus, pitoyable est ton aveuglement volontaire, ta réponse -affreusement laide et prévisible- est la plus minable qui soit, autant j’avais la compassion de trouver des circonstances atténuantes à certains esprits faibles, -la Vérité est exigeante,- autant je ne prendrais même pas le temps de te raconter l’histoire de tes misérables droits, sombre loque pathétique. A ton avis, quel intérêt l’Amérique IMPÉRIALE peut-elle bien porter à tes droits de négationniste sauce franchouille ? Vous autres, les français, n’êtes qu’un immonde tas de merde sans honneur, sans gloire et sans dignité, gémissant sur vos droits stériles comme si les réponses devaient vous être fournis… pendant que l’Amérique les inventes !
Vous êtes un peuple d’assistés morveux geignant comme un nourrisson le cul vautré dans ses propres excréments, réclamant sur le ton d’une plainte impérative que l’on vienne torcher son rectum souillé de privilèges odieux, votre âme est définitivement morte, vous pouvez tous crever dans vos droits, vos caprices, votre moralisme bien-pensant, vos petites exigences de fonctionnaires monomaniaques rattachés au ministère du révisionnisme, personne ne viendra poser de questions lorsque l’histoire vous oubliera, parce que tout le monde s’en fout… vous êtes déjà morts.
janvier 2, 2009 à 2:56
Bonjour,
Je viens de découvrir il y a peu certaines vidéos et autres photos sur différents sites proposant une version totalement différente de celle qui a été vendue depuis 2001.
Je suis donc totalement novice, cependant certaines réflexions légitimes sur ces images me viennent.
Tout d’abord c’est vrai qu’a l’époque quand j’ai vu les images en direct j’ai cru naturellement à une démolition des tours par la combinaison cinétique des avions + chocs thermiques sans même regarder les propriétés de l’acier etc…
C’est pourquoi les toutes petites questions que j’ai pu me poser à l’époque mais qui étaient gommées par l’horreur des images sont restées sans réponses.
Elles commencent maintenant à être plus que légitimes.
Voici celles qui me laissent sans réponse ( et il faut avouer que l’on croit ou pas à la version officielle qu’elles sont très dérangeantes).
1.la première toute bête comment un avion suivi à la seconde près par les tous les radars du coin a t’ il pu engager l’espace de la ville aussi facilement sans que le NORAD ou autre ne fasse intervenir des chasseurs de façon immédiate dans un délai < 10mn?
2.Comment les experts interrogés sur les chaines de TV US de l’époque etc ont ils eu connaissance avant que les tours ne tombent de la quasi cause de destruction de celles ci?Une vison peut être ?
3.Dans le même ordre d’idée certains passants ( pas très choqués par ce qui se passaient d’ailleurs ) interviewés dans les rues pendant que l’attaque continuait donnaient déja le scénario final ( les tours qui tombent , la raison officielle de leur effondrement ).Qui sont ils??
4.Certains pompiers présent dans la deuxième tour ont clairement senti le sol tremblé suite à une ( des ? ) explosion (s) majeur( es )au sous sol.Une explication?De plus ils ont tous relatés des explosions successives dans des étages bien inférieur au crash.
5 La chute des tours 1 & 2 est quand même exceptionnelle.C’est la première fois qu’un feu d’une intensité < 800 °C arrive à provoquer telle catastrophe.
Remember ( Madrid 2005 une tour de plus de 100 m en feu pendant TOUTE UNE NUIT qui ne cède pas pourtant )
Peut être que les propriétés physiques des métaux s’estompent en passant l’océan.De plus la gravité semble être plus importante chez les américains
6.Que dire de la tour 7 ?elle s’est auto effondrée par solidarité??Pour moi c’est vraiment la question qui demeure vraiment sans explication plausible.
7 Et enfin le Pentagone , bâtiment le plus surveillé au monde il parait , bah ce matin la il y a du avoir une panne combinée de toutes les caméras de surveillance .Aucune images , aucune photos pourquoi??Ça sent bon tout cela.
Au fait quel pilote quand même le saoudien car faire ce qu’il aurait fait sans que l’avion décroche et ne tombe comme un fer à repasser c’est digne de top gun.
Sans que les lampadaires du coin ne soient touchés , sans que la pelouse ne soit égratignée.
Et moi je dis que vaporiser du titane en quelque seconde avec du kérosene c’est totalement , comment dire bah impossible
8.Les équipes cynophiles ont cessé leur activité dans le WCT exceptionnellement quelques jours avant le drame, pourquoi??…
9.Et enfin la partie la plus fine , comment expliquer les transactions ( totalement inhabituelle ) sur les actions American Airlines et Boeing la semaine précédent l’attaque.
Si l’on se place dans la théorie de la conspiration de l’administration BUSH , j’ai quand même du mal à avaler que cela aurait été fait pour justifier une quelconque attaque au moyen orient.Le sacrifice est quand même énormissime.
La question qui devrait se poser poser est la suivante : a qui tout cela a pu profiter??
Tout cela est quand même assez flippant.
janvier 14, 2009 à 12:17
Tu l’as dit : tu es totalement novice et ça se sent, parce que, à part soulever les mêmes vieilles questions auxquelles les gens réellement informés ont répondu depuis des lustres, tu n’apportes rien de nouveau. Tu as regardé les vidéos par lesquelles prolifère le mensonge, c’est bien, mais as tu regardé une seule des dizaines de vidéos où des experts de toutes disciplines démontent méthodiquement toutes les conneries venimeuses de Meyssan et ses pôtes américanophobes ? Connais-tu les méthodes d’investigation des personnes qui soulèvent de fausses questions auxquelles de vrais réponses ont déjà été donné ? Va faire un tour sur internet et revient ici. La route est longue.
mars 2, 2009 à 3:45
Franchement, dire que la première partie du building qui fou le camp est la partie endommagé est vrai ..oui ..normal elle était plus frêle déja! il faut être carrément idiot pour croire que deux pas un mais deux! et même trois building tombe de la même façon ..il faut être con ou acheté pour dire pareil connerie!! si il y avait eu un édifice sur trois qui aurait fait une chute libre OK! OK! peut être ,,mais la !! c’est du délire! c’est un complot point finale et c’est ridicule de débattre de ça!
mars 29, 2009 à 5:03
Il ne faut pas vraiment être con mais carrément dégénéré pour être incapable de regarder correctement une vidéo. L’effondrement de WTC 1 et 2 débute à partir des deux zones d’impact des avions tandis que l’effondrement de WTC-7 commence à la base, c’est d’ailleurs un des arguments favoris des conspirationnistes pour soutenir la thèse d’une démolition contrôlé de WTC 7, révise tes classiques mec, parce que là le complot ne doit pas être très fier de toi.
mars 31, 2009 à 8:36
Conspiration ou pas sa ne change foutrement rien. Car le destin est en marche et plus personne ici présent ne pourra arrêter les évènement qui sont a venir.
Vous etes tous ici a jouer aux esclaves de l’argumentation carnavalesque. A vous battre éternellement entre vous tous a la cherche de l’argument finale pour justifier une pile de cadavres carbonisés.
Les responsables?
L’islam radicale?
Les élites financières mondiales?
Le gouvernement americain?
l’Irak?
Vous tous ici présent?
Moi ?
La réponse importe peu car le jeux de dominos est deja en pleine chaine a réaction. Rien ne peux plus arrêter la 4 ieme guerre mondiale.Pas même la recherche d’une explication rationelle a cet acte irrationelle.
Vous ne voyez rien venir car vous vous tenez tous comme des charognard de la vérité ((sic)) au-dessus du Ground Zero a vous égorgez pour trouver la réponse…le morceau de viande idéal.
Cet évènement est plus qu’une simple catastrophique historique.
Ce moment clef narratif est la première lettre d’un nouveau chapitre apocalyptique des derniers moment de notre civilisation dysfonctionelle.
Le nouvel Ordre mondial a venir sera votre monde que vous avez batti inconsciemment depuis des siècles. Le 11 septembre 2001 est donc la réponse a des siècles d’inerties et de selfdestruction. Ce jour fatidique est le cauchemar souhaiter par vos esprits torturer et vide, une réponse chaotique face a l’inertie de l’ordre sociale machine. Il est le résultat inévitable de cette suite d’équation virtuelle et froide.
Mais si vous chercher auveuglement une réponse rationelle ,, je vous annonce qu’elle ne seras pas dans les images.
Elle n’est pas non plus dans les théories conspirationnistes ou dans les version officielles des médias.
Elle est dans les cendres des victimes de cette date fatidique et dans celle de tous ceux qui ont payer de leur vie a la suite de ce CROSSROAD narratif.Creuser comme vous voulez dans les zones d’ombres de notre monde et de l’histoire, mais la réponse n’y sera pas.
Désolé.
avril 23, 2009 à 5:59
Seulement les aveugles et les paresseux intellectuellement ou peureux ne voient pas le complot ça pu le complot et il faut être endormi pour ne pas voir la réalité qui saute aux yeux!! merde! arrêter de vous planquez la tête dans le sable! bande d’autruche! et arrêter avec les victimes !! justement elle demande justice les victimes! Ce que je déteste des comploteurs c est le culot d’utiliser les victimes de leurs crimes pour manipuler et aveugler ça c’est la partie la plus répugnante de cette saloperie sataniste! Qu’il y est des aveugles et des endoctrinés a la pelle, sale sataniste ! vous allez payer pour ce crime odieux et rien ne pourra empêcher cela. Car cette fois les gens se réveil! c’est le grand réveil , malgré vôtre bourrage de méninge! vous allez payer pour vos crimes!
avril 23, 2009 à 9:36
Le Diable se pare des arguments de l’évidence pour mieux parodier la justice de Dieu, mais sa démonstration repose sur le mensonge et le détournement de la doctrine, il est le père lumineux de la morale, mais la vérité n’est pas vertueuse, elle est théologale, c’est un cheminement. Satan se veut limpide, accessible, immédiat, sa vérité est simple, non que celle de Dieu soit particulièrement complexe, mais elle est exigeante, endurante, impliquant l’agonie d’une volonté, tandis qu’au contraire, le Diable encourage la félicité d’un confort artificiel, ne reposant sur rien, sinon l’arc reflexe endogène de l’androïde reptilien, il favorise la facilité, la simplicité, au sens mathématique du terme, c’est à dire que son action, par essence, ne peut pas être décomposée, son analyse est impossible, elle est le surgissement du point zéro dans l’histoire, elle est l’avènement de ce qui ne sera rien d’autre que ce qui est désigné, et ce qui est désigné comme absence de valeur est, par définition, imprononçable. Ainsi, l’œuvre de Satan peut effectivement se voir dans les événements du 11 septembre, en cela qu’ils sont fondamentalement indicibles, ineffables et intraduisibles, c’est à dire toute, pure communication. Ainsi donc, le processus satanique à l’œuvre dans l’effondrement des tours, c’est justement la tentative, forcément incomplète, de traduire la manifestation de l’anéantissement en valeurs positives, la rationalisation du néant ne peut aboutir qu’à la duplicité d’une moralisation injuste car née de l’abstraction. En conséquence, l’implication d’une vérité plus grande, l’introduction des forces de l’invisible dans la parole donnée sur Ground Zero, ne peut se faire que dans la longue, difficile et menaçante méditation de l’absence laissée par la destruction du World Trade Center, de sa non-présence au monde, c’est le silence de la cicatrice qui habite la béance que l’action de Satan laisse dans le monde, non le discours vain de la morale vengeresse qui hante chacun des camps, seul le mystère du Dieu qui se tait peut répondre à la lourde tumulte que font des milliers de tonnes de béton, de verre et d’acier chutant inexorablement vers l’extraordinaire horizontalité que le Diable dépose sur l’homme comme unique marque de son passage ici-bas. Que la divine lumière nous prenne tous en pitié.
avril 23, 2009 à 10:25
Sans déconner, ça ne fait pas rire cette confusion totale.
Elle s’imprime jusque dans la façon de s’exprimer de ce pauvre gars.
La vérité est trop simple pour Alain, la totalisation paranoïaque semble être le seul moyen pour lui d’appréhender les signaux qui migrent vers son cerveau.
Cette épidémie de peste émotionnelle est terrible.
Que répondre à du brouillard ?
avril 23, 2009 à 1:31
Répondre a ce pauvre garçon qui souffre enormément d’aller voir son médecin un traitement approprié lui fera le plus grand bien il est réel que la p
avril 23, 2009 à 1:36
Il est reconnu que la paranoia fait beaucoup souffrir .Laissons le s’invectiver lui meme .